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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

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18 octobre 2005 2 18 /10 /octobre /2005 00:00

La médecine en France est dans une situation difficile et particulièrement en région Haute-Normandie, qui risque de connaître à brève échéance une catastrophe sanitaire.

 

 

 

Les causes sont les suivantes :

 

- La disparité dans l’offre de soins : La Haute-Normandie ne compte que 134 médecins généralistes pour 100 000 habitants (102 / 100 000 habitants dans l’Eure !), contre 194 / 100 000 habitants en Provence Alpes Côte d’Azur, et 173 médecins spécialistes pour 100 000 habitants. Notre région arrive en queue de peloton.

 

- Les départs à la retraite (en France, 20,4 % des médecins ont plus de 55 ans et 7,5 % ont moins de 35 ans).

 

-  Les cessations d’activités libérales prématurées favorisées par les pouvoirs publics avec l’ouverture au concours de nombreux postes de praticiens hospitaliers réservés aux médecins généralistes (1200 postes en 2005).

 

-   La hausse du numerus clausus des étudiants entrant en études médicales ne compensera pas les départs à la retraite avant 2025 et ce seulement si les conditions de numerus clausus et d’âge de départ en retraite restent les mêmes (de 2008 à 2015 il y aura 5000 départs pour 3700 entrées par an).

 

De plus, la mise en place de l’examen national classant sans adéquation du nombre de postes offerts au choix avec le nombre d’étudiants classés renforce la pénurie croissante de spécialistes en médecine générale dans les régions considérées comme moins attractives. En 2005, 980 postes ont été laissés vacants ; En Haute-Normandie sur 115 postes ouverts, seulement 29 ont été pourvus.

 

Cette situation est inquiétante, d’autant plus que la formation dispensée à l’Université de Rouen est considérée comme excellente. 

 

Les solutions pour corriger les inégalités régionales, dont nous sommes victimes, existent :

 

-  modifier le recrutement des internes en régionalisant ou inter-régionalisant l’examen national classant

 

-   mieux adapter la formation et l’orientation des internes aux besoins des populations

 

-   définir des mesures qui revaloriseront le métier de médecin généraliste

 

-   mettre en place les moyens qui permettront d’affecter à la médecine générale les effectifs nécessaires sur l’ensemble du territoire

 

-    mettre en œuvre des moyens pour réguler l’offre de soins sur le territoire entre les différentes structures de soins et entre les spécialités médicales et les professions de santé, en les adaptant mieux à la demande et évaluer systématiquement leur impact. 

 

Faute d’une correction rapide de trajectoire, la Haute-Normandie devra se contenter de gérer la pénurie.

 

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Published by Edgar Menguy - dans Santé - Médecine
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mannyck 25/03/2006 22:15

Ce constat n'est pas nouveau.Il est la conséquence du numérus clausus qu'impose aux facultés l'ordre des médecins, de façon à ce que l'offre soit inférieur à la demande. Ceci permet notamment à la profession de faire pression sur les caisses de sécurité sociale afin maintenir leur niveau de rémunérations.Il y a au moins deux réponses à apporter à ce problème.lorsque le marché de l'emploi ne satisfait pas les besoins de main d'oeuvre, l'usage veut que l'on fasse venir des travailleurs étrangers. Fort heureusement, la France a anticipé ce besoin puisqu'elle a accepté de faire travailler dans ses hôpitaux de nombreux médecins étrangers.Ils soignent des milliers de gens tous les jours et on n'a pas encore démontré que leurs actes étaient moins bons que ceux des médecins formés dans nos facultés.la première solution est donc très simple. Arrêtons de les exploiter et donnons leur cette reconnaissance qu'ils réclament depuis de nombreuses années, dès lors qu'ils ont exercé sur notre territoire depuis 5 ans, par exemple.Le seul risque c'est qu'ils désertent les hôpitaux et s'installent plus confortablement dans nos villes.la deuxième réponse à ce problème, c'est la suppression du numérus clausus pendant quelques années, le temps de former des milliers de médecins qui pourront répondre à nos besoins de demain (population viellissante, risque de pandémie, recherche ...) voire s'expatrier à leur tour dans les pays africains notamment, juste retour des services que nous ont rendus leurs ressortissants.Il est paradoxal de constater que les universités offrent certaines formations qui n'ont aucun débouché, et qu'on n'y laisse s'y engouffrer tous ceux qui le souhaitent. Dans le même temps, les facultés sont elles quasiment interdites au plus grand nombre alors qu'elles offrent des formations dont on a besoin. L'Etat est un bien piètre chef d'entreprise, avec des raisonnements de ce type on ne s'étonne plus qu'il soit en faillite.Je propose que l'on inverse les rôles. Imposons un numérus clausus à certaines formations délivrées par les universités et autorisons tous les étudiants qui réussissent à avoir 10/20 de moyenne à leur première année en faculté (médecine, dentaire, pharmacie) à poursuivre leurs études.Je préfère que mes impôts servent à former des travailleurs plutôt que des chômeurs.