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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

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6 novembre 2005 7 06 /11 /novembre /2005 00:00

Dominique Reynié, professeur à Sciences Po essaie, après bien d'autres, de comprendre la victoire du Non au référendum. S'appuyant sur une analyse serrée des résultats et des sondages il met en évidence avec précision la contribution importante du Front national et des villièristes au succès du Non, ce que veulent oublier les partisans du "Non de gauche". Mieux il montre - et c'est le point fort de l'ouvrage - que même à gauche les arguments employés, en dépit de quelques précautions oratoires, n'ont vraiment porté que lorsqu'ils ont joué sur des réflexes protectionnistes et souvent xénophobes.Ce qui s'est exprimé à travers le Non n'est pas tant le refus de la Constitution que la crainte de l'étranger, vu comme un facteur d'insécurité, comme un voleur d'emploi et comme une menace pour le niveau de vie.
Que des organisations qui ont toujours combattu la construction européenne aient profité du référendum pour "se payer l'Europe", rien là de très étonnant : depuis 1954 les communistes, les souverainistes et tous les extrémistes n'ont jamais rien fait d'autre, même si le succès croissant de l'idée européenne dans l'opinion publique de l'Europe les ont amenés récemment à faire révérence à une Europe mythique de leur choix, "Europe des Nations" ou "Europe sociale", pour mieux combattre l'Europe réelle qui se bâtissait sous leurs yeux.
La nouveau accablante du dernier épisode de l'histoire européenne c'est le passage d'une fraction notable des socialistes dans le camp anti-européen. Les penchants à la démagogie populiste contenus sous Mitterrand ont fait leur réapparition et ils ont trouvé des interprètes "à la gauche du Parti", qui ont souvent oublié leurs engagements passés en faveur de cette "Europe libérale" qu'ils abominent aujourd'hui. Reynié nous rappelle utilement à cet égard les plaidoyers de 1992 d'Emmanuelli et de Mélenchon en faveur de l'Euro. La dénonciation par Emmanuelli de l'antieuropéanisme qu'il qualifiait alors de "ringard" reste aujourd'hui tout à fait pertinente et nous pourrions la reprendre à notre compte sans en changer une ligne.
Mais c'est avec Fabius et ses lieutenants que les conversions au populisme ont été les plus soudaines et les plus inattendues.Reynié se contente de rapprocher avec beaucoup de cruauté les déclarations de Béres et de Weber sur la Constitution, juste avant et juste après que le "chef" ait fait son choix "stratégique". Inutile d'en rajouter : c'est accablant !
Au total les jeux politiciens de certains socialistes auront fait la différence entre le Oui serré de Maastricht et la défaite du 29 Mai : les partisans de l'Europe sauront s'en souvenir le moment venu !

d'après Francis Fontaine

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Published by Edgar Menguy - dans Europe
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commentaires

Yuca de Taillefer 09/11/2005 02:03

Désolé, j'ai oublié aussi Claude Imbert du Point, j'aime beaucoup!!!
"Le cas Fabius est le roman balzacien d'une ambition incandescente. L'ambition est l'oxygène de l'homme politique. Mais chez Fabius elle embrigade si spectaculairement les vices éclatants de notre démocratie qu'elle en devient exemplaire."

Sphinx 09/11/2005 01:59

beaucoup s'interroge sur la personnalité et l'ambiguité de Mr Fabius, même si je ne veut pas passer pour un "lyncheur" de politique. Vous trouverez des liens sur ce lien :
http://allainleroux.blogspirit.com/archive/2005/11/03/le-roman-fabius.html
Même Michel Sapin, ancien ministre socialiste de l'Economie, a dit : "Le positionnement de Fabius est une injure à la morale politique. Il incarne l'insincérité et le cynisme porté à un niveau rarement atteint."