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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 20:31
Comme citoyen  mais aussi comme médecin engagé en politique, je ne peux rester indifférent au débat sur les tests ADN.
Je ne suis pas favorable aux tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial.
Le mélange de la politique et de la science est souvent un jeu dangereux. Il l’est encore plus lorsque c’est la génétique qui en est le sujet. La politique est synonyme d’intérêt général, de recherche de l’harmonie collective, du rapport social entre des personnes, du mieux vivre ensemble. La génétique, tout au contraire, est la caractérisation la plus pointue, la plus intime, de l’individu biologique.
Il n’est pas possible de réduire un individu à son code biologique. Il n’est pas possible de résumer la famille à un échange de gènes dans un strict cadre légal. Ce sont des simplifications hasardeuses de la vie et de la société. Nous ne sommes pas des êtres génétiquement identifiés dans une société normalisée.
Je suis tout à fait favorable au contrôle de l’immigration et aux exigences accrues en terme de regroupement familial mais je crois que le gouvernement serait bien inspiré de retirer de son projet le recours aux tests ADN pour les candidats à celui-ci. Car cela n'apporte pas grand chose et ouvre une voie dont on mesure les risques.
Persister serait prendre le risque de porter une grave atteinte à la pensée humaniste qui fait la grandeur de la France. Nous en avons toujours été le fer de lance et les garants. Restons-le. Ce serait également jeter la suspicion sur la génétique, spécialité porteuse de grands espoirs thérapeutiques pour le bien de tous. Décidemment un bien mauvais service à rendre à ces deux grandes causes !

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Published by Edgar Menguy - dans Actualité
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marc porta 28/10/2007 14:01

Et maintenant, une petite devinette : je vais retranscrire un article ici, sur ce blog, mais pour une fois je n'écrirai le nom du journal qu'à la fin. Le jeu consiste à trouver le nom de ce journal avant d'avoir fini la lecture. Et défense de tricher !"L'ADN DE LA HONTE""Les questions d'immigration font parler les instincts les plus bas chez les hommes politiques, qui devraient pourtant faire preuve de bon sens. Le Congrès américain l'a démontré il y a quelques mois, et le Parlement français vient de lui emboîter le pas. Les députés s'apprêtent en effet à adopter une nouvelle loi scélérate qui permettrait d'utiliser des tests ADN pour mieux rejeter des candidats à l'immigration espérant rejoindre leur famille installée en France. Les tests ADN sont parfois utiles pour démontrer l'innocence ou la culpabilité d'un individu. Mais ils n'ont rien à faire dans la législation sur l'immigration. La famille française moderne, tout comme la famille américaine moderne, repose sur bien d'autres fondements que le sang et la génétique. Et c'est une réalité dont la plupart des acteurs politiques et des électeurs français devraient être conscients.De la même façon qu'ils devraient être conscients des leçons de l'histoire française récente. Sous l'occupation nazie et le régime de Vichy, des concepts pseudo-scientifiques de pureté de la race ont été introduits dans le droit français avec les conséquences tragiques que l'on sait. L'amendement ADN, proposé par un parlementaire proche de Nicolas Sarkozy, est violemment dénoncé par l'opposition de centre gauche, mais aussi par ceux qui, à droite, ont des principes. Et même par une ministre, Fadela Amara. La loi s'est certes vue parée de quelques précautions langagières, mais cela reste insuffisant. Le président de la République, qui aurait pu intervenir à tout moment pour interrompre l'examen de cette loi et peut encore le faire, ne l'a pas fait et ne le fera vraisemblablement pas. Fils d'un immigré hongrois, Nicolas Sarkozy s'est fait un nom par ses violentes critiques envers des étrangers arrivés plus récemment, notamment d'Afrique du Nord. Sa démagogie e la matière lui a permis de séduire un électorat qui avait coutume de voter pour l'extrême-droite et son éternel candidat Jean-Marie Le Pen. La diatribe anti-immigrés est une méthode électorale qui a fait ses preuves. Malheureusement, elle conduit à des lois et à des politiques particulièrement abjectes, et inflige des souffrances injustifiées aux êtres humains et aux familles qu'elle cible et qu'elle exploite. Si Nicolas Sarkozy veut être considéré comme homme d'Etat, il devrait commencer par se comporter comme tel."Alors ? De quel affreux titre de presse gauchiste cette attaque en règle de l'amendement Mariani, cet article très bien écrit ? Libération ? L'Humanité ? L'hebdo de la LCR ? Lutte ouvrière ? Politis ? Non, non et non ! Vous n'y êtes pas du tout... ô tiens, mais quelle surprise ! Le New York Times...

marc porta 28/10/2007 14:01

Article paru dans Charlie Hebdo (Emmanuelle Veil, 10/10/2005) : "LES TESTS ADN HORS LA LOI". "La preuve de filiation par l'ADN pour les étrangers n'est pas encore en vigueur que, déjà, il est permis de douter de sa viabilité. A peine adoptée par le Sénat, elle a suscité l'ire du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), qui la juge "en contradiction avec l'esprit de la loi française". Les quarantes membres du Comité, guère convaincus par le toilettage de l'amendement Mariani, "malgré toutes les précautions, c'est tout de même discriminatoire vis-à-vis des étrangers", notent, dans leur avis du 4 octobre rendu à l'unanimité, que cette mesure "conduirait furtivement à généraliser de telles identifications génétiques, qui pourraient se révéler à terme attentatoires aux libertés individuelles". Les sages se doutent bien qu'en ouvrant cette brèche Nicolas Sarkozy compte ultérieurement enfoncer la digue qui protège l'identité sociale et culturelle des individus d'une définition purement biologique. La manoeuvre est grosse comme une maison !Même la docile défenseure des enfants, Dominique Versini, ex-cacique du RPR et secrétaire d'Etat sous Raffarin, s'inquiète publiquement des dérives possibles. La presse s'en est peu fait l'écho, mais Versini a, elle aussi, émis un avis négatif : "Cette porte ouverte laisse entrevoir les demandes personnelles à des fins de vérification de filiation que cela ne manquera pas de susciter au-delà du seul regroupement familial." Le Parlement et le gouvernement traitent piur l'instant avec mépris les mises en garde des hautes instances morales de notre pays, dont l'avis, il est vrai, n'est que consultatif. Sarkozy ne craint qu'une chose : la censure du Conseil constitutionnel. Mais admettons que les sages valident le texte... Quand bien même, cela ne serait pas gagné : l'introduction des tests ADN trouveraient sur sa route un autre obstacle juridique.Une telle législation violerait la Convention internationale relative aux droits de l'enfant (CIDE), ratifiée par la France en 1990. "Ce projet touche à trois articles de CIDE : le 2, le 9 et le 10. Cela nous soucie", indique-t-on à l'Unicef. "Il contrevient en particulier à l'article 10 sur la réunification familiale, précise Barbara Walter, présidente du Cofrade (Conseil français des associations pour les droits de l'enfant, qui regroupe une soixantaine d'associations dont l'Unicef). Un pays qui signe la Convention s'engage à mettre sa législation en accord avec elle. Ce n'est pas ce qui est en train d'arriver." Contrairement à ce que l'on pourrait penser de prime abord, le fait que le texte viole la CIDE n'est peut-être pas une mauvaise nouvelle. C'en est peut-être même une bonne, dans la mesure où cela offre une possibilité de contestation devant les tribunaux.Le test ADN de Brice Hortefeux pourrait ainsi subir le malheureux sort du CNE (contrat nouvelle embauche) de Dominique de Villepin, contesté avec succès devant la justice. Des salariés victimes de ce contrat de travail Kleenex ont vu leur licenciement annulé par les tribunaux devant lesquels ils avaient fait valoir l'infraction à la Convention 158 de l'Organisation internationale du travail, qui interdit de licencier sans motif. Seule solution pour Sarkozy, qui semble tenir par-dessus tout à ces histoires d'empreintes génétiques : intimider le Conseil constitutionnel puis sortir de la Convention internationale des droits de l'enfant."

olivier 05/10/2007 20:16

Belle prise de position.  Bravo!!!

PAP 05/10/2007 14:46

Une prise de position tout à votre honneur Monsieur Menguy, il est évident que la Frnce se doit d'être exemplaire sur tous ces sujets. Nous avons un passé et un héritage de pays humaniste et humain, ce genre de loi va à l'encontre de ce que plusieurs decennies d'hommes et de femmes politiques ou publiques ont construit. Et l'argument type "on le fait ailleurs" ne tient pas non plus, la France à ses valeurs propre et ne doit surtout pas les perdre. Je note avec beaucoup de satisfaction que Catherine Morin Desailly a également réfusé ce texte et à donc voté contre.

edouard lefevre 03/10/2007 17:20

Outre le problème de société et la vision française de la famille qu'il remet en cause, Mariani n'a pas du bp penser aux conséquences et surtout aux limites de son amendement:- limites ethiques qui remettent en cause des fondements de notre société- intégration rendues difficile dès le départ: on va stigmatiser l’immigrant en le marginalisant par le biais d'une véritable preseomption de fraudeur, à charge pour lui de prouver qu'il n'en est pas un...- inégalité: C’est très coûteux, entre 200 et 600 euros. En conséquence, la grande majorité ne pourra l'effectuer d'ou un aspect discriminatoire de plus indéniable.- nécessité de changer la constitution et la loi pour être applicable: les tests d’identification génétiques sont autorisés suite à l’aval d’un juge lors d’un procès et pour motif médical. Pas le cas, ici...