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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

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6 décembre 2005 2 06 /12 /décembre /2005 00:00

Le prochain conseil municipal étudiera le projet de la médiathèque et en particulier la pertinence de son site d'implantation.

 Médiathèque de Rouen (76)

En fait, le même débat a déjà eu lieu... Mais c'était à Orléans, sous la conduite de Jean Pierre Sueur, nouveau maire socialiste d'alors. Je vous livre ici l'extrait d'un article publié par le Bulletin des Bibliothèques de France. Toute ressemblance entre les deux situations n'est pas fortuite ... Elle montre qu'en matière d'urbanisme, il faut parfois oser aller contre les attitudes convenues.

Je vous laisse lire.

"...Sans refaire l’histoire de la bibliothèque municipale d’Orléans, on ne peut parler de la médiathèque actuelle sans rappeler qu’elle a été le premier projet d’un maire nouvellement élu.

Logée dans l’ancien évêché, la bibliothèque d’Orléans était une vénérable institution. Les Orléanais qui la fréquentaient demeuraient très attachés à leur salle d’étude, aménagée par Georges Bataille, bien que le bâtiment soit devenu au fil du temps vétuste et inadapté, le libre accès réduit et mal installé.

Un avant-projet détaillé d’extension sur place avait été approuvé juste avant l’arrivée d’une nouvelle équipe municipale en 1989. Mais celle-ci a alors décidé de modifier le projet et de construire une nouvelle bibliothèque sur un autre site.

Un véritable signal

Malgré sa nécessité évidente, le projet de médiathèque a été accompagné d’un climat d’opposition passionnée, dont la presse locale s’est très largement fait l’écho durant toute la construction. De cette histoire mouvementée, la médiathèque a aussi tiré bénéfice. L’équipe municipale et le maire ont fait de ce projet leur priorité et l’ont maintenu contre vents et marées.

Sans remettre en cause le programme prévu lors du projet d’extension sur place, ils ont inscrit le nouveau projet dans une volonté de modernité, par un choix architectural opposé au projet passéiste, par l’attachement au terme « médiathèque » (le mot n’est pas même suivi d’un nom propre, comme s’il était suffisamment fort pour identifier et médiatiser le bâtiment). Ils ont aussi voulu en faire un élément structurant du paysage orléanais, proposer, par une architecture forte, un véritable signal, non dans le centre historique, mais sur les larges mails qui ceinturent la ville.

Malgré ou grâce à l’opposition dont il était l’objet, le projet fut rapidement mené. Le conservateur responsable de la bibliothèque dut rajeunir son programme, qui datait de 1987 et avait été élaboré dans un contexte tout différent – réutiliser l’ancien, construire à côté.

Lors de l’ouverture de la médiathèque au public le 31 mai 1994, les Orléanais s’y sont précipités en si grand nombre qu’il fallut réguler les entrées. Une grande majorité d’entre eux l’a adoptée, faisant ainsi mentir ceux qui, n’acceptant pas de voir la bibliothèque émigrer hors du centre historique, avaient crié à l’erreur d’urbanisme et promis l’échec..."

BBF 1996 - Paris, t. 41, n° 5. Agnès Chevalier et Marie-Claude Sullerot

Etonnant de similitude ! Il faut tenir compte de cette expérience.

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Published by Edgar Menguy - dans Urbanisme
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commentaires

Annick RENAUD 16/12/2005 16:06

Ce soir à 17H30 le débat sera passionné, La médiathèque d'Orléans c'était en 89 pour voir le jour en 94, Rouen a 10 ou 20 ans de retard ?
Déjà les 10 % à l'architecte sont payés et ne peuvent servir ailleurs. Un concours d'archi se lance une fois le lieu d'implantation calé. C'est mon avis, mais Rouen engage un autre concours sur le terrain de la SERNAM alors qu'on ne sait pas si la gare rive gauche n'arrivera pas à cet endroit. Avis aux rouennais soit le débat est clos soit vous avez payé pour rien, mais vous avez le choix...

nicolas octau 11/12/2005 22:19

Sur ce sujet de la médiathèque on pourrait polémiquer durant des heures que cela ne changerait pas mon intime conviction sur le sujet.C'est peut- être généreux et courageux de vouloir implanter la médiathèque à grammont, certe c'est une promesse du candidat Albertini,mais ce que je vois surtout c'est qu'il y a un grand risque que cet équipement ne rayonne pas sur la ville comme il l'aurait fait si il avait bénéficié d'une meilleure visibilité dans la ville.D'autant que je le redis si la mairie de Rouen s'enferme dans ce choix de grammont, les crédits du département et de la région ne seront jamais versés et le projet ne se fera tout bonnement pas.Prendrez vous une telle responsabilité ? Sur qui croyez vous que les Rouennais reporteront-ils la faute ? Pensez à votre bilan, vaut-il mieux avoir construit une médiathèque en transigeant sur son emplacement ou ne rien avoir fait sous prétexte d'avoir tenu bon sur une position que même vos électeurs ne vous demandaient pas de tenir ? à vous de voir !

dormeur 10/12/2005 11:27

bonjour, si l'on fait l'impasse sur la stérilité de l'aspect du débat qui oppose ancienne équipe municipale et nouvelle équipe municipale, les deux sites sont comparables sur leur localisation sauf deux points : l'accessibilité actuelle des transports en commun à Grammont, et le projet global de la région sur Lecanuet.

Sur ce dernier point, tout est flou, on cherche à remplir une coquille vide de tout et n'importe quoi sans veillez à la cohérence et à la place disponible, il faudrait être un peu plus clair sur les objectifs avant de pouvoir choisir... mais le projet est il prêt ?

Sur le premier point, axe d'attaque principal de Grammont depuis des années la question pourrait etre : faut il construire un métro pour la ville ou une ville autour du métro. Que la TCAR fasse son boulot et soit attentive à l'évolution de la ville ! c'est au bus de s'adapter et non l'inverse ! s'il faut à Grammont un métro pour desservir la clinique, le parc, la médiathèque et les centaines de logements neufs, il est peut etre temps que la TCAR se penche sur le problème.

je crois savoir qu'il y a aujourd'hui plus de monde dans la clinique chaque jour qu'il n'y en aura dans une médiathèque de cet ordre qu'elle soit la ou ailleurs... et pourtant personne ne s'émeut. Faux débat...

Edgar Menguy 10/12/2005 18:50

Merci de cette contribution. C'est vrai que les transports en commun structurent la ville.  MAIS ils doivent également s'adapter à son évolution. Les autorités organisatrices des transports doivent partager la vision de l'avenir de la ville. Faute de quoi, elles auront toujours un métro de retard !

Cyril Duquenne 09/12/2005 22:54

Bonjour.
Je cumule les traits suivants : nouvel habitant rouennais depuis un an, futur enseignant documentaliste, fervent lecteur, fervent usager des bibliothèques municipales, fervent usager des transports en commun envers et contre tout, et enfin, intéressé par les questions d'urbanisme.
En lisant sur la lettre imagine.rouen la publication de ce billet, il était donc inévitable que je le lise.
J'ose espérer que mon avis puisse avoir une quelconque importance du fait que je ne partage pas totalement les convictions politiques de M. Menguy. Toujours est-il que la balance penche pour moi en faveur du quartier Grammont. Ma démarche n'a pas été : c'est une décision politique, donc je m'y oppose => que puis-je maintenant trouver comme argument pour la contrer ? Mais plutôt : Situer une médiathèque d'envergure municipale et outre-municipale dans un quartier qui cumule comme inconvénient d'être invisible (je n'ai identifié l'existence de ce lieu que depuis l'ouverture de son parc...) et malheureusement à proximité d'une autre médiathèque extrêmement bien conçue, celle de sotteville-lès-Rouen : voilà qui est une drôle d'idée.
A la lumière des bénéfices qu'elle peut apporter, désormais, j'y suis favorable (pour les transports en commun, il n'est pas surhumain de demander à la TCAR d'y dévier une ligne, voire même un service spécial inter-bibliothèques au niveau de la proche agglomération - une sorte de navette en boucle avec des points de ralliement et des bibliothèques ainsi reliées dans une configuration en boucle, et plus en éternelle étoile à la parisienne -> défaut/réflexe bien jacobin).
Mais ! J'ai tout de même une réserve importante : le manque évident d'ambition autour de ce projet ! J'ai l'impression que la Mairie agit par ponction : un parc ; une médiathèque ; une rue agrandie. Point. Rouen ne serait-elle pas en train de répéter un autre scénario de médiathèque, celle de Troyes ? La médiathèque de Troyes est une réussite exemplaire en terme de gestion du patrimoine historique et à n'en pas douter, Rouen en fera de même, et ce n'est pas cela qui est en cause selon moi. Mais bien au niveau urbanisme : la médiathèque de Troyes a été plantée - c'est bien le mot ! - plantée telle un cube, très joli cube, mais abandonnée. Le quartier a vu naître une médiathèque et... un Mc Donald's ! Je sais bien qu'il faut nourrir l'appétit intellectuel et terrestre, mais enfin. Et pour Rouen ? Grammont aura-t-il un parc, une médiathèque... et rien d'autre ? Ce quartier est invisible, certes, il lui faut un phare, une balise, re-certes, mais lorsque les gens auront navigué jusqu'au phare, qu'y verront-ils ? Je ne vois point de propos sur une sorte de fil conducteur, d'unité de quartier, de pistes à suivre... Comment dire ? Un réseau à la fois visuel, pédestre, intellectuel... Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Il manque pour moi une sorte d'axe, pour ce quartier. Un lien de pénétration, qui draîne. On se rend à la médiathèque comme vers une balise, et de la balise, on se disperse. Il ne suffit pas d'un parc -aussi bien conçu soit-il. Il faut plus.
Je pose là une piste, à suivre ou non. Mais pour moi, je pense que c'est ce qu'il manque pour faire basculer les indécis dans le camp des pro-médiathèque et éventuellement rallier des opposants : faire du quartier une métaphore de l'hyperlien. L'esprit clique sur ce quartier : il est identifié comme centre intellectuel, centre vert, centre architectural, centre tourné vers le transport (de l'esprit ou du corps : la gare de Rouen-Orléans n'est pas loin !) ; et de ce centre, d'autres liens mènent vers d'autres centres ; des liens pas forcément physiques, mais intellectuels. Je pense à bibliothèque je pense à Grammont ; je pense à Grammont, je pense à parc ; je pense à parc je pense à jardin des plantes ; etc...
Voilà. Cela peut sembler partir un peu dans les limbes et les idées, mais le propre de l'urbanisme, me semble-t-il, c'est bien de provoquer ce genre de choses spirituelles avec de la présence matérielle. J'espère que mon avis sera lu.

Edgar Menguy 10/12/2005 18:45

Merci de ce témoignage très intéressant. Je note que le parc Grammont vous a fait connaître le quartier.
Je suis tout à fait d'accord avec votre idée d'insérer la médiathèque dans un grand projet. C'est bien cela qu'il faut faire. C'est aussi cela la chance du quartier.

ensel Jacqueline 09/12/2005 19:29

En retraite ,je suis très favorable à une médiathèque.quant à sa situation et enfin qu'elle rayonne sur non seulement Rouen,mais aussi sur toute l'agglomération et pour tous les ages(tout le monde ne peux pas faire du vélo) il faut donc un site accessible facilement par un transport en commun,mais aussi accessible(parking) pour les utilisateurs "forcés"de voitures particulières.Actuellement ,je prend téor T1 pour aller à Rouen,mais je dois faire 2.5 km en voiture pour trouver un parking à Mt St aignan et après trouverai-je un moyen de transport pour cette médiathèque.Le problème est que cela ne doit pas devenir une expédition,la santé ne le permet pas toujours.Habitante de N D de Bondeville,il est impossible de garer sa voiture pour accéder à une station sur le trajet de cette ligne,par contre à Mt St Aignan il y a les parking de centres commerciaux,je ne fais pas de publicité car j'aurai trop peur qu'ils deviennent complets.
Actuellement 5 mns de voiture et 25 mns pour le chu ou moins selon la destination c'est parfait.Si je prend ma voiture pour le parking du Mt Riboudet ce n'est pas pratique car c'est trop long et trop aléatoire sur le plan des durées de trajet.Rouen est une ville de colline et seuls les jeunes qui ont la forme et encore peuvent espérer faire du vélo.Dans u n autre domaine,je vous invite à constater le trajet de la piste cyclable qui descend le Mont au Malades,c'est une erreur monumentale,que d'argent de signalisation dépensé et quel danger pour aboutir à....rien