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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 18:37

Dans son intervention, Jacques Chirac a tenté de préserver l’unité du pays et de laisser la porte ouverte à une solution négociée. Il l’a fait au prix de contorsions de langage et d’une innovation constitutionnelle : la PLP ou Promulgation de Loi Précaire -:)

Ses propositions de modifications sont celles qui étaient souhaitées au début du conflit. Bref, il veut encore donner une chance au dialogue social. Tant mieux, même si c’est bien tard, bien compliqué et que les hommes et femmes politiques n’en sortent pas grandis.

Je ne sais pas ce que sera l’avenir des prochains jours. Je souhaite que la négociation permette de sortir de la crise. Mais j’ai l’impression que le problème du CPE est maintenant dépassé par une nouvelle émergence de la crise de société que nous vivons depuis plusieurs années et que je signalais dans un article précédent.

La crise du CPE nous permet d’en saisir deux éléments importants :

-         l’inquiétude face à un nouveau rapport de l’individu à une société en mutation. Ce nouveau rapport est vécu selon les personnes et selon les moments comme un espace de liberté ou une condamnation à la précarité. Il ne faut pas laisser s'installer cette fracture.

-         la profonde crise sociale, et par ricochet de la décision politique, que vit actuellement notre pays. Elle est évidente. Comment le projet d’aider les jeunes à entrer dans le monde du travail, qui devrait être consensuel, peut-il finalement être aussi mal compris et rejeté ? Tout a été dit sur la méthode. Mais il serait dangereux de penser qu’il s’agit d’un problème ponctuel. Je crois qu’au-delà du CPE, nous ne pourrons faire l’économie d’une réflexion sur le fonctionnement de notre système de décision : renforcement de la place du parlement, meilleure représentativité des syndicats et renforcement de leurs prérogatives, fonctionnement du gouvernement, etc. Il serait également souhaitable que l'opposition joue un rôle de critique et de proposition. Il n'est pas possible de le décider. Mais il faut bien constater que l'obstruction systématique et l'absence totale de projet de l'opposition actuelle ne favorisent pas la qualité des débats.

Au-delà du travail sur le CPE, et en vue des prochaines échéances il faudra répondre à deux questions. Comment favoriser la liberté d’entreprendre et ne pas tolérer la précarité ? Comment inventer une nouvelle gouvernance politique pour faire face à une crise sociale profonde et aux nouveaux défis auxquels est confronté notre pays tout en obtenant une large adhésion des citoyens ? Un débat qu'il ne faudra pas escamoter.

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Published by Edgar Menguy - dans edgarmenguy
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commentaires

Edgar Menguy 03/04/2006 21:03

C'est vrai que tout cela n'est pas très encourageant. mais comme dans toute crise il y a une opportunité à saisir : Celle de poser les bases d'un vrai changement. Il faut la saisir.

Benoît L. 03/04/2006 00:11

Tout à fait d'accord avec votre article.Mais j'ai peur qu'on est pas de vrai débat avant longtemps. L'attitude des uns et des autres n'est pas très encourageante.

Jacques Heurtault 02/04/2006 11:43

J'ai, pour ce qui me concerne, dans l'exercice de mes modestes prérogatives de citoyen de base, fait des propositions pour une ébauche de nouvelle gouvernance. Mon blog en témoigne.
Notamment, créer les conditions, par le moyen du financement, de l'émergence d'un authentique syndicalisme, réllement représentatif et, par conséquent, réellement responsable. On lit, ici ou là, qu'il faut que les syndicats .. ceci, les syndicats ...cela ; mais on ne lit pas de suggestions sur le "comment faire". Seulement des "y qu'à" et des "y faut qu'on". Mes propositions dépassent nettement le stade du "Y a qu'a" ...

mannyck 01/04/2006 23:50

Vous avez raison, le CPE n'est pas un problème ponctuel, c'est un révélateur. La Société française  fait l'autruche. Elle refuse de voir le monde tel qu'il est aujourd'hui. Elle s'accroche à ses avantages sociaux dont le sacro saint livre protecteur des salariés :  "le code du travail". Elle veut continuer à vivre comme au temps des trente "glorieuses", alors qu'en refusant les réformes douloureuses mais nécessaires, elle s'appête à vivre les trente "piteuses".
Le projet CPE a manqué de soutien. J'aurais aimé que les patrons montent au créneau pour le défendre et pour l'expliquer.
Pour dire qu'il n'y a pas de salariés sans patrons et qu'aujourd'hui ces patrons ont besoin de plus souplesse, de flexibilité pour prendre le risque de créer des emplois.
Le CPE est une réponse tout à fait acceptable pour les jeunes qui arrivent sur le marché du travail.
S'il s'agit d'un étudiant titulaire d'un diplôme, il vaut mieux un CPE qu'un stage peu ou prou rémunéré. Avoir un dipôme ne veut pas dire que l'on est capable du jour au lendemain d'exercer un métier. Il faut souvent plusieurs années pour le maîtriser. Deux ans de contrat pour apprendre à devenir un bon professionnel, ce n'est pas excessif.
Pour ceux qui arrivent sur le marché du travail sans diplôme ou avec un dipôme sans débouché, le CPE n'est pas pour eux. Qu'ils ne s'inquiètent pas....
Quel est l'employeur qui va proposer un travail à un jeune qui n'a rien appris à l'école ou qui a été  formé pour un métier qui n'existe plus. Les patrons ne sont pas des anges, ils ne font pas  la charité.
la charité c'est l'ETAT providence qui, devant ses propres carences, est contraint de demander aux employeurs (le plus souvent publics) de prendre "en pension complète" des salariés sous forme de contrats "aidés" aux appellations diverses et variées entièrement payés par les impôts.
ces emplois ne créent pas de richesse. Ils ne sont qu'un pis aller, qu'une illusion. Ils ne sont absolument pas la réponse à donner au problème du chômage dans une société qui veut garder sa place de grande puissance internationnale.
Ce n'est pas l'Etat qui crée la richesse. Ce sont les entreprises. Donnons leur les mêmes armes que celles de leurs concurrents et les entreprises françaises pourront développer leurs activités en France. Aujourd'hui elles doivent faire travailler des étrangers pour rester compétitives. Il faut le dire aux plus jeunes, l'ETAT ou le secteur public en général ne peut être le seul employeur de France.
Je pense que la lutte contre le chômage passe par une simplification et un assouplissement des règles du code  du travail et par une remise en cause du "Mamouth" c'est à dire de l'Education nationnale.
Tous les ans des milliers de jeunes sortent  du système éducatif avec des dipômes dont on a que faire.
Prenons l'exemple des secrétaires. Il existe plusieurs bacs pro ou non pro auxquels s'ajoutent les CAP, les BEP; les BP, les BTS.  Tous ces dipômes qui récompensent des années de formation pour un métier sans avenir (l'informatique est passée par là).
Mais me direz-vous, les professeurs de secrétariat existent, il faut bien les occuper.Pourquoi ne pas les obliger à se reconvertir, à apprendre une autre spécialité en adéquation avec les métiers dont le marché a besoin, comme le font déjà beaucoup de salariés du privé.
La même chose existe dans les universités où des professeurs professent des disciplines sans aucun débouché.
Personne n'a jamais réussi à faire évoluer profondément ce mastodonte. De cette évolution voire révolution dépend l'avenir des générations futures.
En attendant que quelques uns veuillent s'y coller, rien ne va plus en France, les jeux sont-ils faits ?....