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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 20:33

Les Hauts de Rouen vont mal.
Les faits divers qui se multiplient ces temps-ci et l'insécurité croissante ressentie par les habitants en sont les symptômes.
J'étais interviewé cet après-midi par un journaliste Canadien venu tourner un documentaire sur ce sujet.
Cette situation est inquiétante. J'en tire quelques réflexions.

Les causes sont connues depuis longtemps :
- coupure du quartier avec le reste de la ville
- habitat dégradé et vieillissant
- concentration de populations fragiles
- absence de mixité des fonctions de la ville : manque d'activités économiques créatrices d'emploi et d'équipements publics.

Des réponses ont été élaborées, au cours des dernières années, comme par exemple :
- le désenclavement par la création de lignes de transports en commun structurantes (TEOR) et amélioration des liaisons viaires.
- les projets d'ouverture du quartier à des populations nouvelles : nouvelles constructions, diversification de l'offre de logements. La diversification.
- les projets de création d'activités nouvelles : Zone Franche Urbaine, projet du RHE, projet de transfert d'activités municipales.
- Les projets, culturels, urbains, etc.  visant à attirer des rouennais du reste de la ville vers les Hauts de Rouen.

Ces réponses n'ont pas l'ambition de tout règler tout de suite et d'autres réponses sont certainement indispensables. Mais elles ont l'intérêt de fixer des axes, des perspectives.

Le fait central est que ces quartiers ont besoin d'un investissement économique et politique fort. Cet investissement doit être une priorité pour la ville. Il doit s'appuyer sur les habitants en satisfaisant, mais aussi en dépassant, leurs exigences légitimes de court terme. Il doit également s'appuyer sur le tissu associatif en encourageant les initiatives locales et en aidant les associations dont l'action allie compétence, utilité et respect des valeurs de la République.

Tout cela ne peut, à mon avis, réussir qu'à deux conditions :
- Faire partager à tous les rouennais l'impérieuse nécessité de faire ces efforts. Car l'intérêt des habitants des Hauts de Rouen est celui de toute la communauté de vie que constitue la ville.
- Maintenir l'action municipale dans la durée. Assurer la continuité. C'est pourquoi je regrette les décisions récentes de remise en cause de certains projets et leur impact sur l'équilibre général de la politique urbaine proposée. Les changements de politique, alors que le travail engagé n'est pas terminé et n'a pas porté ses fruits, rend l'action illisible et laisse les habitants face à leurs inquiétudes. Ce dont profitent ceux qui n'ont aucune envie que les choses changent !

Améliorer un projet, le prolonger, l'amplifier est toujours possible et souvent souhaitable. Le remettre en cause brutalement en le dénigrant, alors qu'il est engagé, ne peut conduire qu'à l'échec. Il me semble que ces sujets sont graves et qu'ils devraient être traités en dehors des jeux politiciens.
Le sentiment de sécurité, l'adhésion ont besoin de clarté et sont incompatibles avec l'ambivalence des responsables.

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Published by Edgar Menguy - dans Rouen
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Solente 20/11/2008 19:16

De la mixité sociale
 
Malgré les déclarations d’intention, c’est une question qui nous met en cause. Qui, s’il doit se loger ne s’intéresse pas au quartier, ne se demande s’il sera en sécurité, si son immeuble ou son environnement est bien habité ? Alors nous sommes d’accord pour la mixité sociale mais pour les autres.
 
Il faut reconnaître que c’est un problème difficile. Si l’on pousse un peu à l’extrême, très vite apparaissent les barrières : culture, langue, religion, nationalité, mode de vie, morale, occupation, santé. Naturellement, on peut toujours dire que ce n’est pas bien mais cela existe.
 
Reconnaissons d’autre part que la conception de l’habitation à loyer modéré va à l’encontre le plus souvent de la mixité sociale. On regroupe dans un même immeuble des personnes qui ont pour dénominateur commun soit d’être démunis, soit de ne pas être intégré. Même si dans le cadre de zones d’aménagement concertées ou autres, on regroupe des immeubles HLM et des habitations de standing même moyen, cela ne résout rien. La séparation demeure.
 
Quelles solutions pourrait-on imaginer ? Deux idées :
 
La première serait de supprimer l’aide de l’Etat aux promoteurs et aux bailleurs, ce qui veut dire de ne plus faire de HLM mais de répercuter ces aides sur les locataires en fonction de leurs ressources. Ainsi il n’y aurait plus d’immeubles collectifs spécialisés pour les pauvres.
 
La seconde consiste à négocier un contrat d’installation d’une ou plusieurs entreprises dans les quartiers difficiles. Dans le cadre d’un engagement d’installation, la ville devrait s’engager de son côté à effectuer les travaux d’infrastructures souhaités par les entreprises. La solution qui consiste à aménager d’abord en espérant ensuite la venue d’entreprises ne semble pas adaptée.
 
Ces deux idées sont naturellement à moyen terme car elles supposent une remise en question de la politique d’aide au logement.

moby73 19/11/2008 22:57

Bonjour,je vous cite :"Les causes sont connues depuis longtemps : - coupure du quartier avec le reste de la ville - habitat dégradé et vieillissant - concentration de populations fragiles - absence de mixité des fonctions de la ville : manque d'activités économiques créatrices d'emploi et d'équipements publics. "La municipalité actuelle n'a donc rien à se reprocher, puisque la minicipalité précédente dont vous occupiez le poste à l'urbanisme n'a rien fait (c'est vous qui le dite).

Edgar Menguy 19/11/2008 23:51


Bonsoir,

Premièrement, je vous invite à lire la suite et à vous renseigner sur ce qui a été fait et engagé. Je l'ai dit : Rien n'est jamais parfait. Mais il y a eu un projet, une volonté et des
réalisations. Et je regrette que cela soit mis en cause. Car ce sera beaucoup de temps de perdu à nouveau.
Par ailleurs, je l'ai dit plus loin que les élus s'invectivent, qu'une municipalité élue ne propose d'autre perspective que de critiquer ce qu'a fait celle qui l'a précédée, quel intérêt !!! Les
habitants attendent de la municipalité en place qu'elle agisse, pas qu'elle ressasse ses rancoeurs.
Libre à vous de vous livrer à ce jeu (de façon bien maladroite). Je pense qu'il n'est pas à la hauteur de ce qui se passe actuellement dans ces quartiers.