Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

Vous êtes Rouennais et vous avez une question à me poser ou un problème que je peux vous aider à résoudre. Alors, n'hésitez pas ! Vous m'en faites part dans la boite à messages. Je vous donnerai la réponse et je la publierai sur ce blog afin que tout le monde puisse en profiter pour une expérience de démocratie locale en direct.

Boite à Messages

Retour à l'accueil
 

Recherche

Ce blog est un lieu de dialogue sur Rouen, la politique locale et nationale, l'Europe, l'urbanisme, l'environnement, les transports, la santé, la médecine, le sport, la culture, l'éducation et de façon générale sur tous les sujets d'actualité et de société.

Ecrivez-moi

Archives

Actualité

 

Vous voulez être informés
de la parution d'un nouvel article ?
 

Abonnez vous dans la rubrique newsletter ci-dessus
 
Edgar Menguy
 
 

 

Locations of visitors to this page

26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 19:03
Une fois de plus, nous avions à étudier, lors du Conseil Municipal, une délibération sur la remise en cause de la Médiathèque. Je crois que plus ça va et plus on s'enfonce dans l'absurbe.

Voir le rapport de la délibération  ici

Voici mon intervention sur le sujet

"Nous sommes invités à nous prononcer ce soir sur un nouvel épisode du feuilleton Médiathèque. Et petit à petit, les incohérences de la remise en cause du projet apparaissent. Je vous l'ai déjà dit, nous n'avons pas d'à priori sur l'idée du fonctionnement en réseau des bibliothèques mais nous ne pouvons en aucun cas cautionner le manque de vision et d'ambition qui vous a amené à remettre en cause un projet majeur de développement culturel, social et urbain pour Rouen.


Avant de faire un commentaire sur chacun des points de cette délibération, vous me permettrez de vous faire part de mon étonnement sur deux points :

- Vous avez justifié la démolition du bâtiment, puis son changement d'affectation par la nécessité de faire des économies. Je note que l'une des décisions de ce soir consiste à dépenser 5000000 euros 500000 euros (màj : c'est déjà beaucoup !) pour demander à l'architecte de retravailler son projet. Ce qui est pour le moins paradoxal. Je profite de cette remarque pour vous reformuler la demande que j'ai déjà faite en commission des finances de la mise en place d'un tableau de bord spécifique des dépenses liées à ce projet.

- Autre sujet d'étonnement, vous avez toujours condamné la localisation de la médiathèque au motif de son inaccessibilité au public. Je remarque que l'une des idées fortes du Département est de profiter de ce bâtiment pour ouvrir les archives au public en créant des lieux d'accueil, des espaces d'animation et de médiation culturelle.

 

Sur les différents points de la délibération.

 

Arrêt du programme

Vous nous demandez d'arrêter le programme. Pour cela vous nous fournissez une note programmatique d'octobre 2008 et vous rédigez un chapitre sur le sujet dans le rapport que l'on peut qualifier d'elliptique. Je vous cite. Vous parlez dans la délibération "d'esquisse de faisabilité...". Peut-on alors parler de programme ? Je crois que l'on en est bien loin. Nous avons tout au plus une idée de la répartition des surfaces. La qualité d'un programme fait la réussite d'un projet. Nous demander d'arrêter un programme sur les éléments fournis ne me semble pas acceptable et pas raisonnable pour la réussite du projet.

 

Vente en l'état futur d'achèvement (VEFA)

Je crois que là nous allons innover. Nous allons inventer la vente en l'état passé d'achèvement. En effet, pour faire une vente en l'état futur d'achèvement il faut un accord préalable détaillé. Vous envisagez une VEFA pour céder les locaux spécifiques des archives avec une quote-part des parties communes.

Pour parvenir à cette vente, il faut au préalable un accord sur les surfaces à céder, leur destination, le mode de fonctionnement de l'ensemble, la répartition des charges, etc. Ce qui impose la rédaction préalable d'un état descriptif de division. Si la cession s'avère plus complexe, il sera peut-être nécessaire de procéder à un état descriptif de division en volume.

La mise au point de tout cela demandera nécessairement du temps compte-tenu de l'importance des modifications engagées, de l'incertitude du programme actuelle et de la nécessité d'un calcul préalable précis des surfaces, des charges, de la définition des lots de copropriétés. Compte tenu de l'avancement des travaux, pourrons nous encore procéder à tout ceci avant l'achèvement ?

Enfin, sur ce chapitre, je voudrais vous poser la question de la garantie décennale architecte - entrepreneur. Celle-ci incombera à la ville de Rouen qui demeurera responsable des dommages à venir dans les 10 ans qui suivent l'achèvement des travaux. Est ce bien raisonnable alors que nous ne serons propriétaires que de 20% du bâtiment ?


Marché de mandat

Vous nous proposez un avenant n°6 au marché de mandat. Je passe sur votre affirmation sur l'évolution très défavorable des taux... qui baissent. Vous justifiez cet avenant par la nécessité de modifier la ligne de trésorerie correspondant à l'avance à verser en janvier 2010 afin de ne pas renchérir le coût du projet. Pour cela vous vous engagez à signer la VEFA avec le Département avant le 2ème trimestre 2009. Compte tenu de ce j'ai dit précédemment permettez-moi d'en douter !

 

Marché de maîtrise d'œuvre

Tout travail mérite salaire. Et l'important travail demandé à l'architecte n'y échappe pas. Et, c'est un premier surcoût de 500000 euros qui nous est proposé. Je l'ai déjà dit. Quand on parle d'économies ?

 

Tout ceci démontre qu'après l'épisode de la démolition, la remise en cause de ce projet à ce stade est une erreur grave pour l'avenir de Rouen. C'est une aventure hasardeuse dans laquelle vous vous êtes engagés sans jamais en avoir parlé dans votre campagne électorale. Elle entraine l'échec d'un projet et des dépenses supplémentaires. Dans ces condtions nous voterons contre cette délibération."

Voir l'article de Paris Normandie sur le sujet.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Agrum 27/01/2009 13:35

Même si je désaprouve votre décision, je la préfère quand même à l'abstention de monsieur Devaux qui démontre une fois de plus, à notre grand soulagement, qu'on n'est pas apte à diriger une ville quand on est dénué de courage politique. Il n'est pas contre les propositions de la mairie dans l'absolu, donc devrait voter pour, et ben non, il s'abstient. C'est une démarche insipide, tiédasse, et navrante.Monsieur Menguy, vous au moins, avez le courage de vos convictions.

Solente 27/01/2009 08:57

La médiathèque
 
Comme je l’ai déjà écrit la manière dont ce projet a été interrompu est scandaleuse par le mépris et la déconsidération qu’elle a marqué vis-à-vis de l’équipe précédente tout aussi respectable que celle-ci.
 
D’un autre côté je me souviens que celle-ci, avant les scrutins se réjouissait du caractère qu’elle croyait inéluctable de la construction de cette médiathèque et aussi de la mise en régie de l’aménagement urbain au mépris de l’opinion de l’ancienne opposition.
 
Tout cela relève d’une démagogie réciproque et antagoniste dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne sert pas ni la ville ni les rouennais.
 
Pour ce qui regarde le fond, si l’on prend un peu de recul, la situation à Grammont de la médiathèque est une erreur. Plutôt que de persister à poursuivre cet investissement dont le succès était à mon avis plus qu’aléatoire principalement à cause de l’éloignement des établissements d’enseignement et culturels de la ville, je pense qu’il était mieux de l’interrompre.
 
C’est une option politique qu’on peut discuter mais qui à mon avis est tout à fait défendable en tout cas respectable et que l’opposition devrait accepter, ne serait-ce que parce qu’elle est minoritaire.
 
Ce que j’aurais compris est que l’opposition fasse des propositions constructives concernant l’usage futur de ce bâtiment. Au lieu de cela, c’est le refrain habituel des dénigrements. Vraiment nos politiques ne nous font pas honneur.
 
Pour ce qui regarde la partie technique, je ferai remarquer que le règlement de copropriété et l’état descriptif de division sont évidemment indispensables quand on vend une partie d’un bâtiment et que cela a un coût mais qu’en contrepartie il y a le produit financier de la partie de l’immeuble vendu qui en général se traduit par un profit.
 
Quant à la garantie financière d’achèvement, elle était sans objet lorsque son bénéficiaire était le même que le garant. Lorsque la ville vend, elle vend une partie d’immeuble dont elle assume l’achèvement et donne sa garantie financière d’achèvement à l’acheteur, ce qui est classique, habituel et conforme à la loi. C’est cela la vente en l’état futur d’achèvement. Si elle vend une part d’ immeuble non achevé, il est évident qu’elle n’est pas tenue d’en assurer l’achèvement et que la charge d’achèvement incombe à l’acheteur. Le moins qu’on puisse dire est que cette dernière hypothèse n’est pas classique.
 
Enfin la garantie décennale est une garantie des prestations des entrepreneurs et non pas du maître d’ouvrage. On ne voit donc pas en quoi elle dessert la ville.