Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

Vous êtes Rouennais et vous avez une question à me poser ou un problème que je peux vous aider à résoudre. Alors, n'hésitez pas ! Vous m'en faites part dans la boite à messages. Je vous donnerai la réponse et je la publierai sur ce blog afin que tout le monde puisse en profiter pour une expérience de démocratie locale en direct.

Boite à Messages

Retour à l'accueil
 

Recherche

Ce blog est un lieu de dialogue sur Rouen, la politique locale et nationale, l'Europe, l'urbanisme, l'environnement, les transports, la santé, la médecine, le sport, la culture, l'éducation et de façon générale sur tous les sujets d'actualité et de société.

Ecrivez-moi

Archives

Actualité

 

Vous voulez être informés
de la parution d'un nouvel article ?
 

Abonnez vous dans la rubrique newsletter ci-dessus
 
Edgar Menguy
 
 

 

Locations of visitors to this page

5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:40

 A trois jours du scrutin, j'ai interrogé Bruno Le Maire, Secrétaire Départemental de l'UMP dans l'Eure et Secrétaire d'Etat en charge des Affaires Européennes.

Il m'a semblé intéressant d'avoir l'éclairage sur le scrutin de Dimanche d'un Haut-Normand qui est aujourd'hui au cœur de la question Européenne et chargé des rapports entre la France et l'Europe. Son rôle important a d'ailleurs été largement souligné dans la restauration d'un axe fort entre la France et l'Allemagne qui a été l'un des déterminants du succès du dernier G20.
Bruno Le Maire réponds à mes questions pour notre blog.

 

Quel rôle joue l'Union Européenne dans la gouvernance mondiale et quel rôle aura-t-elle à jouer dans le nouvel ordre mondial qui se met en place suite à la crise ?

 

On a déjà eu la preuve au G20 de Londres que l'Europe aura un rôle majeur à jouer si nous voulons une mondialisation maîtrisée et humaine. C'est la France et l'Allemagne qui ont proposé et tenu face aux autres puissances, les Etats-Unis, mais aussi la Chine, les nouveaux pays émergents, pour exiger la fin des paradis fiscaux et l'encadrement des hedge funds... Seule l'Europe peut défendre un modèle de développement mondial équilibré, qui assure une croissance respectueuse du développement durable. Et c'est le 7 juin que ça se décide ! Car si nous voulons une Europe forte sur la scène internationale, il nous faut une majorité forte au Parlement européen. 

 

 

Depuis toujours l'Europe hésite entre approfondissement des pouvoirs et élargissement à de nouveaux pays. A ton avis, que faut-il privilégier dans les années à venir ?

 

Nous sommes arrivés à un vrai tournant de l'histoire de l'Union européenne, un choix entre deux conceptions non compatibles. Soit l'Union devient une vaste zone de libre échange, sans règle, sans identité ni frontière. Ce n'est pas mon projet. Soit l'Union devient une force politique, avec un gouvernement, et développe son projet à l'intérieur de frontières clairement identifiées, et avec une identité politique européenne. C'est ce que je souhaite.

 

 

Peux-tu nous dire quelles sont les grandes lignes du projet de l'UMP pour ces élections européennes ?

 

La majorité présidentielle propose une Europe politique forte, qui pèse dans le débat international et qui existe entre les Etats-Unis et la Chine. Une Europe qui prend des décisions politiques. Et qui arrête l'élargissement aux Balkans pour se consacrer à davantage d'intégration. En France, le seul parti tout-à-fait clair sur les frontières de l'Europe, c'est l'UMP.

 

 

Tu as consacré beaucoup de temps aux jeunes lors de ton passage à Rouen. Pourquoi est-ce si important pour toi et quelle place penses-tu qu'ils doivent avoir dans l'Europe d'aujourd'hui et de demain ?

 

Les racines de mon engagement européen tiennent à deux choses : le refus de la guerre, qui a beaucoup marqué ma famille ; l'Europe c'est un projet politique de paix. Et puis être ouvert à plusieurs cultures, plusieurs langues, plusieurs regards sur le monde et en même temps avoir un sentiment d'appartenance, c'est quelque chose d'unique qui élargit notre horizon. Mais je crois qu'elle n'offre plus suffisamment de place aux jeunes ; il y a comme un malentendu entre les jeunes et l'Europe. C'est pourquoi je souhaite qu'un jeune Français sur deux puisse aller étudier ou se former dans un autre pays européen ; aujourd'hui, ce ne sont que quelques milliers d'étudiants qui profitent d'ERASMUS, parce que c'est trop cher, trop compliqué... On ne peut pas se lamenter du désintérêt croissant chez les jeunes pour l'Europe, voire de leur anxiété, si on ne les aide pas, si on ne les motive pas ou qu'on ne les fait pas rêver comme l'Europe nous faisait rêver il y a 20 ans !

 

 

En quoi, concrètement, l'Europe peut-elle protéger les citoyens Européens, en particulier en cette période de crise et de dangers internationaux ?

 

Aujourd'hui, les citoyens européens posent la question de l'efficacité des politiques européennes pour les défendre dans la mondialisation. Je n'ai donc pas peur de dire que nous ne voulons pas d'une Europe de l'ouverture à tout prix au reste du monde. Nous sommes pour une ouverture aux échanges commerciaux et aux flux de capitaux, mais les bénéfices de cette ouverture doivent être réciproques. Il faut arrêter avec le dogme de la seule concurrence pour avancer vers davantage de coopération. Regroupons nos forces pour construire une politique industrielle autour de nos pôles d'excellence : le transport à grande vitesse, le spatial, le nucléaire, l'énergie solaire, ou dans le domaine automobile si important en Haute-Normandie. Je pense qu'il faut une industrie automobile européenne mutualisant les efforts de recherche, rapprochant les industriels. Protégeons nos grandes entreprises stratégiques en dotant l'Europe d'un pouvoir de veto sur des investissements étrangers qui menaceraient son indépendance, comme cela existe aux Etats-Unis. Concrètement, dans le secteur aéronautique, Boeing est actuellement mieux armé qu'Airbus si un fonds étranger veut prendre des participations dans l'entreprise. Il faut en finir avec la naïveté en Europe.

 

 

Au fil de la campagne, tu as souvent côtoyé Dominique Riquet, tête de liste de l'UMP dans notre région, et Jean-Paul Gauzes, « le régional de l'étape ». Peux-tu nous dire un mot sur chacun d'eux ?

 

Je connais depuis longtemps Jean-Paul GAUZES et j'ai pu apprécier le travail formidable qu'il a accompli au Parlement Européen notamment en matière de régulation des marchés financiers. Jean-Paul est non seulement un homme qui travail beaucoup à Bruxelles et à Strasbourg, mais c'est aussi un homme de terrain qui a silloné longuement la Normandie, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais lors de ce mandat. Je connais Dominique RIQUET depuis beaucoup moins longtemps mais je dois dire que le contact est immédiatement passé. Dominique a eu un rôle majeur aux côtés de Jean-Louis BORLOO dans la transformation et la rénovation de Valenciennes (ville dont il est maire depuis 2002). Il a su démontrer pendant cette campagne qu'il serait un excellent député européen : il maîtrise parfaitement les dossiers et les enjeux européens. De plus, après ces trois mois de campagne active, l'euro-circonscription Nord-Ouest n'a plus de secret pour lui !

 

 

La Haute-Normandie est au cœur de l'Europe du nord et au centre de l' « Arc Manche ». Comment l'Europe regarde-t-elle la Haute-Normandie ?

 

Elle la regarde comme une région d'avenir, avec un grand potentiel. A chaque fois que je vais à Bruxelles, mes interlocuteurs me parlent de la Normandie...d'ailleurs, ils pensent tous qu'il n'y a qu'une seule Normandie, et ne comprennent pas très bien la frontière entre la Haute et la Basse Normandie...Je sais que la Normandie serait plus forte, et les Normands tireraient davantage de bénéfices, s'il n'y avait qu'une seule région Normandie, grande et unie ! C'est un autre débat, mais je suis sur que nous aurons l'occasion d'en reparler ! . 

Partager cet article

Repost 0
Published by Edgar Menguy - dans Européennes 2009
commenter cet article

commentaires