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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 22:53
J'ai participé aujourd'hui aux manifestations en mémoire du philosophe Alain.

Né en 1868 à MORTAGNE-AU-PERCHE, Emile CHARTIER, dit ALAIN , professeur de philosophie au lycée Corneille de ROUEN de 1900 à la fin de l'année 1902, a été très impliqué dans la vie rouennaise, notamment en prenant part au lancement de l'Université Populaire à ROUEN.


Son buste sera exposé à la Mairie avant de rejoindre le Lycée Corneille.

C'est bien que Rouen honore le philosophe Alain. Non seulement au vu de ses attaches rouennaises mais aussi parce que c'est le philosophe qui salue l'homme heureux.


Pour Alain, l'homme heureux est celui qui n'attend pas pour l'être que l'évènement lui donne raison mais celui qui est acteur de son bonheur.


Une bonne occasion de relire "Propos sur le bonheur" ce week-end.

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Published by Edgar Menguy - dans Culture
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commentaires

Solente 06/10/2009 00:47



Je regrette de ne pas souscrire à ce dernier commentaire et je ne pense pas que ce soit le lieu d’en débattre. Un mot seulement pour
remarquer que la pensée pour Alain commence par le rejet de tout imaginaire, de tout à priori, c’est l’ordonnancement des choses, c’est une invention. Elle est empirique. Elle n’existe qu’en tant
que sa trace est matérielle. C’est pour cela que je le pense matérialiste.


 


Et puis il y a aussi le cheminement des trois âges dont l’aboutissement est l’âge positiviste, avec le rejet du divin et de
l’imaginaire. Quant à la passion, pour Alain, elle dénature la pensée qui n’est pas faite d’humeur, d’enthousiasme, de colère, qui n’ont pas d’effet sur la matière contrairement à la pensée qui
pour lui n’existe que par les choses.


 


Voilà, je ne me suis peut-être pas bien exprimé, et mes lectures des propos est maintenant ancienne. Ce que j’en dis est ce que j’en
ai retenu.



Cecile-Anne Sibout 04/10/2009 20:02



(Que ceux qui liront ce message excusent son ton un peu trop sérieux et didactique, surtout pour un dimanche soir ! !!)


 


Non Alain n’était pas matérialiste. C’est André Maurois lui-même, l’un de ses nombreux anciens élèves (en revanche de Gaulle n’a jamais été élève d’Alain),
entre autres, qui l’a affirmé à plusieurs reprises, en particulier dans ses Mémoires. Alain était anticlérical (et ceci seulement jusqu’à la 1ère Guerre mondiale), mais c’est différent d’être
matérialiste. Alain était un agnostique spiritualiste. Ses principales références philosophiques étaient d’ailleurs Platon, Descartes, Kant et Spinoza.


 


 Voilà ce qu’André Maurois a répondu au théologien catholique Jean Guitton, lorsque ce dernier lui a demandé si lui, André Maurois, connaissait
l’interrogation religieuse ; on voit, dans la réponse que lui fait l’écrivain, qu’Alain était, au sens large, un éveilleur d’âmes (parmi ses anciennes élèves, d’ailleurs, il y avait Simone Weil)



 


“A quinze ans, je lisais beaucoup Anatole France ; son rationalisme hédoniste me satisfaisait ; son attitude sceptique à l’égard des croyances
judeo-chrétiennes me paraissait intelligente et sage. Puis vint Alain qui bouleversa mon système. Le dernier mot d’Alain, comme de Descartes, est la liberté, qui est un mystère. Alain remit à
leur place, pour moi, matérialisme et déterminisme, qui ne sont que des instruments de travail. Il m’enseigna la religion de l’esprit. L’esprit n’est ni dedans, ni dehors, il est le tout du tout,
un et indivisible” .


(La référence, pour ceux que cela intéresse, = Revue des Deux mondes, août 1985)



Quant aux passions, Alain en a parlé non pour les dénigrer, mais pour analyser en quoi elles pouvaient être un puissant moteur d’actions, mauvaises mais aussi
bonnes (telle pour lui la passion artistique), dans “Quatre-vint-un chapitres sur l’esprit et les passions” (1917)



Solente 04/10/2009 08:38


N'oublions pas qu'il s'agit tout de même d'un matérialiste. Le rejet de tout ce qui est imaginaire et passionné est une philosophie à laquelle il n'est pas évident d'adhérer. C'est un disciple
d'Auguste Comte. Ceci dit de grands écrivains l'ont eu comme professeur. Je pense à Maurois qui avait été séduit. Et aussi peut-être si je me souviens bien sans être sûr de Gaulle. Mais ce dernier
peut sans doute être considéré comme un mauvais disciple.


cecile-anne sibout 04/10/2009 07:07


Oui, c'est bien que Rouen se souvienne d'Alain, qui est resté assez peu de temps dans cette ville, certes, mais y a fait preuve d'hyperactivité, l'a aimée, et a gardé de longues années des liens
avec elle, notamment à travers ses Propos publiés, dans un quotidien local de l'époque.

Oui, Alain est un philosophe qui a beaucoup écrit sur le bonheur. Il l'a présenté non seulement comme une conquête, comme vous le rappelez, donc comme l'un des magnifiques produits de la volonté
(exemple : on est heureux de jouer d'un instrument de musique, mais cela demande beaucoup d'efforts), et aussi comme un devoir. Car être heureux peut avoir quelque chose de contagieux. Sauf si
notre bonheur est de nature très individualiste et égoïste, bien sûr ; mais il est alors plus près de la jouissance que du bonheur proprement dit, lequel, en général, se bâtit sur la relation à
autrui (amour, affection, amitié, compagnonnage dans le travail ou la création...)

L'inauguration de ce buste, qui a rassemblé beaucoup de monde, a été un moment à la fois chaleureux et tout de même un peu solennel. Car la pensée d'Alain continue à inspirer bien des individus, à
Rouen... et dans le monde.

En des temps où la sinistrose et le dénigrement sont fréquents, Alain nous chuchote entre autres, à distance : "le mépris ne nourrit pas l'âme".

Merci, hier, de votre présence