Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

Vous êtes Rouennais et vous avez une question à me poser ou un problème que je peux vous aider à résoudre. Alors, n'hésitez pas ! Vous m'en faites part dans la boite à messages. Je vous donnerai la réponse et je la publierai sur ce blog afin que tout le monde puisse en profiter pour une expérience de démocratie locale en direct.

Boite à Messages

Retour à l'accueil
 

Recherche

Ce blog est un lieu de dialogue sur Rouen, la politique locale et nationale, l'Europe, l'urbanisme, l'environnement, les transports, la santé, la médecine, le sport, la culture, l'éducation et de façon générale sur tous les sujets d'actualité et de société.

Ecrivez-moi

Archives

Actualité

 

Vous voulez être informés
de la parution d'un nouvel article ?
 

Abonnez vous dans la rubrique newsletter ci-dessus
 
Edgar Menguy
 
 

 

Locations of visitors to this page

20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 20:21

Près de 48000 étudiants vont faire leur entrée en première année de médecine prochainement. La tendance à l'augmentation du nombre d'inscrits se poursuit et s'amplifie. A Rouen, l'augmentation devrait être la plus forte de France avec + 25 %.

Cet engouement pour les études médicales pose plusieurs problèmes.

De façon générale, celui de la démographie médicale. Cette question cruciale a été soulevée depuis longtemps. Les réponses n'ont pas été à la hauteur des enjeux du fait de l'inertie du système ( plus de 10 ans d'études) et du manque d'anticipation dans les années 80-90.

De façon très concrète, cet afflux va poser des questions de surcharge des locaux et de mauvaises conditions de travail des étudiants. Comment pourront-ils être accueillis dans de bonnes conditions ? Comment pourra être garantie l'égalité entre eux face à un concours difficile ?

Une autre question est celle de l'échec à la fin de cette première année. En effet, il est évident que le taux de succès à la fin de la première année va mécaniquement chuter. Plus d'inscrits pour un nombre de places identiques (7000) conduit inévitablement à plus d'échecs. Là encore, Rouen devrait se distinguer puisqu'il s'agit de la faculté qui a, jusqu'à maintenant, le taux de succès le plus élevé.

Face au viellissement de la population, à l'importance que les français accordent à ces questions et persuadé qu'il est de la responsabilité collective de ne pas laisser les étudiants se précipiter vers ce qui sera pour la plupart un échec sans prendre en considération leurs efforts, cette question me semble très importante. C'est un enjeu de santé publique. Elle doit figurer dans les débats des échéances prochaines.

Cela me suggère plusieurs idées :

- L'observatoire national des professions de santé devrait mieux faire entendre sa voix sur ces questions. Peut-être faut-il le redynamiser ?

- La question du relèvement du numérus clausus doit être clairement évoquée.

- Le rapport du Pr Bernard Thuilliez, doyen de la faculté de Rouen, qui préconise l'intégration des études médicales et pharmaceutiques dans le dispositif LMD, doit être soutenu et mis en oeuvre.

- La question de la régionalisation de la santé et de l'adaptation de la formation des futurs professionnels de santé aux besoins régionaux doit être reposée. Elle me semble tout à fait nécessaire.

Partager cet article

Repost 0
Published by Edgar Menguy - dans Santé - Médecine
commenter cet article

commentaires

Edgar Menguy 23/09/2006 13:39

Votre commentaire est l'expression du bon sens. Le système est "perdant-perdant". On ne peut s'en satisfaire.

sessyl 21/09/2006 16:20

"A propos du nombre d’étudiants en médecine, et de celui des médecins français, un article récent de Dossiers et Documents du Monde (sept 2006) a attiré mon attention. Il est intitulé « 7 000 médecins extracommunautaires réclament un statut officiel ».
Résumons : en France, actuellement, plusieurs milliers de médecins étrangers, titulaires d’un diplôme acquis hors de l’Union européenne, exercent dans les établissements hospitaliers publics français, sans avoir pour autant l’autorisation officielle de pratiquer la médecine en France (ils ne sont donc pas inscrits au Conseil de l’ordre, et ne peuvent pas travailler dans le privé). Ils ont été recrutés de façon dérogatoire, pour compenser justement les effets malthusiens du sévère numerus clausus établi pour les étudiants français, qui fait que pour certaines disciplines (urgence, chirurgie, etc), il y a maintenant pénurie. Ils sont mal payés, leur statut est précaire ; certains sont très compétents, d’autres moins (leurs compétences n’ont en effet pas été au préalable vérifiées, et ils viennent de pays où un système d’équivalence des diplômes n’a pas été mis en place avec la France). Leur investissement personnel est en général très fort, mais leur connaissance du Français parfois approximative, en tout cas dans ses subtilités, souvent bien utiles pourtant quand on interroge un malade, ou que l’on dialogue avec sa famille.
Parallèlement de nombreux jeunes Français, qui ont souvent la vocation de la médecine, échouent au concours très sélectif mis en place pour ces études (pas assez forts en maths, par exemple !!), et très déçus, se reconvertissent comme ils le peuvent
Les bras vous en tombent… Où est la logique d’une telle politique de recrutement (sauf faire des économies) ?"

sessyl 21/09/2006 16:06

A propos du nombre d’étudiants en médecine, et de celui des médecins français, un article récent de Dossiers et Documents du Monde (sept 2006) a attiré mon attention. Il est intitulé « 7 000 médecins extracommunautaires réclament un statut officiel ».
Résumons : en France, actuellement, plusieurs milliers de médecins étrangers, titulaires d’un diplôme acquis hors de l’Union européenne, exercent dans les établissements hospitaliers publics français, sans avoir pour autant l’autorisation officielle de pratiquer la médecine en France (ils ne sont donc pas inscrits au Conseil de l’ordre, et ne peuvent pas travailler dans le privé). Ils ont été recrutés de façon dérogatoire, pour compenser justement les effets malthusiens du sévère numerus clausus établi pour les étudiants français, qui fait que pour certaines disciplines (urgence, chirurgie, etc), il y a maintenant pénurie. Ils sont mal payés, leur statut est précaire ; certains sont très compétents, d’autres moins (leurs compétences n’ont en effet pas été au préalable vérifiées, et ils viennent de pays où un système d’équivalence des diplômes n’a pas été mis en place avec la France). Leur investissement personnel est en général très fort, mais leur connaissance du Français parfois approximative, en tout cas dans ses subtilités, souvent bien utiles pourtant quand on interroge un malade, ou que l’on dialogue avec sa famille.
Parallèlement de nombreux jeunes Français, qui ont souvent la vocation de la médecine, échouent au concours très sélectif mis en place pour ces études (pas assez forts en maths, par exemple !!), et très déçus, se reconvertissent comme ils le peuvent
Les bras vous en tombent… Où est la logique d’une telle politique de recrutement (sauf faire des économies) ?