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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

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Edgar Menguy
 
 

 

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26 mai 2005 4 26 /05 /mai /2005 00:00

L'espoir de beaucoup de tenants du "non" repose sur le pari d'une renégociation en vue d'une amélioration du traité. Mais aucune garantie n'est apportée et ne peut être apportée par les responsables politiques qui défendent une telle solution. Et l'on pourrait bien avoir, dans 3, 5 ou 10 ans, un résultat moins favorable que le texte actuel pour la France, pour les Français et pour l'Europe.

La réélection de Tony Blair en Grande Bretagne et le basculement politique actuel en Allemagne au profit de la droite conservatrice (C.D.U.-C.S.U.) ne laissent aucun espoir d'une amélioration des clauses sociales déjà contenues dans le traité proposé. Nous en resterions donc au calamiteux Traité de Nice signé pour une "durée illimitée..."

Prendre le risque d'une telle crise est donc un pari bien aventureux qui présente en outre de graves inconvénients immédiats :

- La Charte des Droits Fondamentaux, restant en dehors du traité, ne protégera donc jamais personne, puisqu'elle n'aura aucune portée juridique contraignante ;

- Aux yeux des Européens, c'est la France qui aura "fermé la porte", remis des barrières et plus de frontières, là où - malgré toutes les difficultés  bien compréhensibles pour une telle entreprise - l'Europe cherche à unir, à harmoniser et à aider des pays dynamiques et volontaires à se développer et à devenir, comme ce fut le cas pour l'Irlande, l'Espagne et le Portugal, des pays solvables, de solides partenaires commerciaux qui contribuent également à la stabilité politique et démocratique de l'Europe après tous les drames passés et récents.

- La France, tournant pour la première fois le dos à l'Allemagne, le partenaire avec lequel tout a été possible depuis  plus de 50 ans,  sortira affaiblie par une réponse négative sur une question cruciale, et elle affaiblira par là même ce tandem, moteur essentiel de la construction européenne ;

- Vis-à-vis de leurs partenaires et interlocuteurs dans les rencontres internationales, quelle seront la crédibilité et la fiabilité des hommes politiques français  qui auront trahi les décisions majoritaires prises démocratiquement et collégialement dans leurs formations politiques ?

C'est enfin se tromper de cible : réclamer, parfois de façon radicale, un texte parfait  qui ferait fonctionner  une Europe de rêve dans un monde idéal, restera sans effet si les hommes qui nous gouvernent sont incapables !

Engagé au cœur de la construction européenne dès l'origine (1949), le Mouvement Européen France sait trop la difficulté et le prix du compromis signé par 25 chefs d'État, fait unique dans l'histoire de l'Europe. C'est sans doute ce caractère fragile et constructif, même si le progrès paraît à certains trop timide, qui a conduit, parmi tant d'autres, des  personnalités physiques et morales aussi différentes que le Grand Orient de France, la Conférence Épiscopale de France, la Communauté "Emmaüs", "Charlie Hebdo", Günter Grass, Jürgen Habermas, Robert Badinter, Simone Veil ou Jacques Delors, à soutenir ce texte.

Comment imaginer que ce projet unique ne soit pas porteur de futurs progrès avec des hommes et des femmes,  organisés (syndicats, O.N.G., associations de citoyens, etc.) et déterminés, à faire avancer l'Europe économique, sociale, humaine et politique, montrant ainsi l'exemple à un monde plus dangereux, soumis à des crises profondes et répétées, où plusieurs grandes puissances établies ou nouvelles cherchent à imposer des modèles autrement plus menaçants que la Constitution européenne !

Alors, pour toutes ces raisons, le 29 mai, je vous invite à dire "oui", sans hésiter.

 

Bernard DELADERRIERE

Membre du Comité Directeur du Mouvement Européen France

Président de la Section de Seine-maritime

 

Président Délégué (Haute Normandie) du Comité

Normandie Basse-Saxe (Allemagne)

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Published by Menguy - dans Europe
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