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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

Vous êtes Rouennais et vous avez une question à me poser ou un problème que je peux vous aider à résoudre. Alors, n'hésitez pas ! Vous m'en faites part dans la boite à messages. Je vous donnerai la réponse et je la publierai sur ce blog afin que tout le monde puisse en profiter pour une expérience de démocratie locale en direct.

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Edgar Menguy
 
 

 

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 22:58
Je viens de présenter la délibération permettant de signer le marché du mobilier urbain avec la société Jean-Claude Decaux. C'est une étape importante pour un dossier que nous traitons depuis 6 ans.
Je transcris ici mon intervention.

"Il est intéressant de revenir sur la réflexion et le long travail qui ont été menés sur les relations entre la ville et le titulaire du marché du mobilier urbain au sein de la ville de Rouen.
En 2001 la situation était la suivante. Le titulaire du marché du mobilier urbain était en place depuis août 1965. Au fil du temps des avenants multiples avaient été signés entre la ville et le concessionnaire au gré des extensions de la ville et des installations nouvelles qui s'en étaient suivies. Il en résultait un partenariat déséquilibré au détriment de la ville puisqu'aucune échéance ne pouvait plus être fixée dans la mesure où chaque avenant portait sur une durée différente.
Notre premier travail a donc été de prendre la décision de fixer une échéance unique à l'ensemble de ces avenants.
Après négociations menées avec le titulaire du marché, le conseil municipal a, sur notre proposition, délibéré sur une échéance unique à l'ensemble des avenants fixée au 31 juillet 2008. Nous avons à cette occasion mis en oeuvre une recommandation de la Cour des Comptes qui avait dénoncé, comme dans d'autres villes, le contrat déséquilibré que représentaient ces avenants multiples à un contrat initial ancien.
Cette étape franchie, en 2004, s'imposait à nous, l'obligation de lancer une procédure d'appel d'offres afin de confier ce marché à un opérateur à compter du 31 juillet 2008.
Cette procédure a donc été conduite avec la double préoccupation de maîtrise de l'impact publicitaire sur la ville et de l'obtention de contreparties optimales.
Dans un premier temps, au vu des compétences propres de la communauté d'agglomération sur les transports en commun (et donc sur les abribus), nous avons souhaité réaliser un travail commun et passer le marché sous forme d'un groupement de commande. Après une première phase de réflexion, il s'est avéré que cette démarche n'était pas possible dans la mesure où les communes proches n'avaient pas suivi la même démarche de détermination d'un échéancier unique pour leur marché de mobilier urbain.
Dès lors, et au vu de la date proche du 31 juillet 2008, il devenait indispensable pour la ville de Rouen de conclure un marché. Il a donc été décidé de lancer la procédure qui aboutit à la décision d'aujourd'hui.
Pendant ce travail long et difficile les contreparties offertes par les entreprises de mobilier urbain ont considérablement évolué. Pendant cette période de 2002 – 2007, le fait marquant principal a été l'apparition de contreparties sous forme de mise à disposition de vélos en particulier à Lyon et à Paris. Nous avons estimé qu'il était intéressant pour Rouen de profiter de cette opportunité et nous l'avons donc incluse à notre marché.
Aujourd'hui, après avis de la commission d'appel d'offres, nous sommes donc en mesure d'approuver la signature d'un marché avec la société Jean-Claude Decaux pour un contrat de mobilier urbain pour une durée de 14 ans avec en contrepartie la mise à disposition de 210 vélos, une contrepartie financière et une contrepartie sous forme d'affichage municipal.
Après cette présentation, je souhaite souligner plusieurs points.
Tout d'abord, ce nouveau marché va donner à la ville des moyens de contrôle nouveaux sur l'implantation de mobilier urbain dans la ville. En effet, dans le cadre de ce marché, la ville pourra tenir un tableau de bord permanent de la surface publicitaire présente sur son territoire et toute implantation de mobilier fera l'objet d'une autorisation.
Je souhaite également replacer cette décision dans un cadre plus général : celui de la politique vis-à-vis de la publicité et celui de la politique du vélo. Je voudrais juste vous démontrer que cette décision s'inscrit dans une réflexion globale et dans une volonté d'action à court, moyen et long terme.
En ce qui concerne la publicité, il me semble indispensable de rappeler que la publicité liée au mobilier urbain n'est pas la seule présente en ville. Elle est même minoritaire en terme de surface. Beaucoup de panneaux publicitaires sont installés sur des domaines privés ou publics en dehors du cadre du marché de mobilier urbain. Nous sommes tout à fait convaincus que la publicité est nécessaire mais qu'elle doit être contrôlée et qu'elle ne doit pas défigurer le paysage ou l'environnement. C'est pour cela que dès 2002 nous avons mis en œuvre les mesures prévues par le règlement de la zone de publicité restreinte. Ce qui a abouti à la réduction des surfaces publicitaires sur la ville de plus de 50 %. Le démontage de ces surfaces publicitaires s'est fait sur demande et par la volonté de la ville. La surface publicitaire totale dans la ville aura donc été diminué de moitié entre 2001 et 2008.

Surface d'affichage publicitaire
  2001 2006 2008
Affichage lié au mobilier urbain (m2) 988
(Dynamique : 1322)
988
(Dynamique : 1322)
976
(Dynamique : 1500)
Installations publicitaires hors contrat de mobilier urbain (m2) 5402 2032 2032
Total 6390 3020 3008
La surface d'affichage a diminué de 3382 m2 (-53%), soit l'équivalent de 1691 panneaux de 2m2 ou 423 panneaux de 8m2.

En ce qui concerne la politique du vélo, nous sommes tout à fait conscients des progrès à faire dans ce sens. Le projet porté par cette délibération est l'un des éléments d'un plan d'action vélo beaucoup plus vaste qui vous sera proposé prochainement. Ce n'est en aucun cas "la politique vélo" de  la ville. Le plan d'action vélo déclinera l'ensemble des actions prévues pour favoriser l'usage du vélo dans la ville. Cependant, il est indiscutable que, par la masse critique créé par ces 210 vélos nouveaux, ce contrat marquera une dynamique nouvelle apte à favoriser la réussite du plan d'action vélo. Il est aussi indiscutable qu'il faut favoriser les partenariats avec les communes environnantes, l'agglomération et la région. Il n'y a aucune discussion, ni aucun problème là dessus. Nous sommes des partenaires ouverts à des propositions de travail en commun. Nous le faisons d'ailleurs d'ores et déjà avec l'agglomération et des contacts ont été pris à plusieurs reprises avec la région. Les différents projets ne sont pas antagonistes. Ils doivent être complémentaires. La ville de Rouen joue pleinement son rôle en étant chef de file en terme d'innovation et de modernité. Peut-on lui reprocher ?"

photo : point d'actu.

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commentaires

celestin cartier 06/05/2008 14:02

Bonjour écolo et utile, le Vélobloc offre de belles surfaces pub : http://www.velobloc.fr/Pour concilier développement du vélo et espace publicitaire, la gestion restant, je crois à la charge de la ville ou d'un tier. Rien n'est dit sur le site, il faut directement avec eux.

Xavier Antonio 10/01/2008 22:10

"Il n'y a aucune discussion, ni aucun problème là dessus. Nous sommes des partenaires ouverts à des propositions de travail en commun. Nous le faisons d'ailleurs d'ores et déjà avec l'agglomération et des contacts ont été pris à plusieurs reprises avec la région." Après ce speech, c'est vrai qu'il n'est plus temps, de discuter,mais le temps est aux agissement ce que rouen a fait.

Dominique Bied 18/04/2007 20:56

Il ne faut pas mélanger tous les sujets, mais je vais vous répondre. A CAP21, nous n'avons pas de dogmatisme dans notre programme. On regarde les choses avec une vision non partisane, et nous ne les voyons pas dans une logique pour ou contre, qui est stupide et stérile.
 

Par contre, nous connaissons très bien les dossiers que nous traitons, et nos arguments se basent sur la vérité des chiffres regardés an prenant l'écologie comme point d'entrée de la vie publique et non comme un strapontin. 
 

Ensuite, nous pensons, et nous ne sommes pas les seuls dans le monde (les Etats-Unis ont entamé depuis peu une révolution écologique dans le milieu de la recherche dont vous n'avez même pas idée. Si nous n'embrayons pas, on va se faire larguer économiquement). Le discours anti kyoto de Bush est un rideau de fumée pour détourner l'attention des futurs concurrents empêtrés dans leur débat sur les taxes alors qu'ils sont sur les voies d'une nouvelle économie des services, "la science des services". Ils préparent cette nouvelle économie avec les chinois. Les économies d'énergie sont au coeur de leur système, mais ils ne l'affichent pas.
 

Je vous réponds sur le nucléaire.
 

La position de cap21 n'est pas une position contre, mais elle analyse ce type d'énergie sans la portée aux nues comme vous le faites, chiffres à l'appui. On désinforme les gens sur ses vertus et c'est très mahonnête.
 

La réalité est la suivante:
 

Le nucléaire n'est pas une énergie propre, la question des déchets n'est pas réglé et est très loin de l'être.
 

Ce n'est pas une énergie durable car le combustible est limité et continuera de l'être encore longtemps.
 

Il ne contribue en rien à notre indépendance énergétique car le combustible vient de pays économiquement aussi instable que pour le pétrole.
 

Il ne contribue en rien à notre indépendance énergétique car la grande majorité de notre consommation d'énergie est fossile avec le pétrole et le gaz.
 

Il n'est en rien une solution au réchauffement climatique. En effet, si on voulait réussir à remplacer les postes de consommation d'énergie fossiles par le nucléaire dans le monde (dans une hypothèse d'exportation massive de notre technologie), il faudrait fabriquer en 20 ans des milliers de centrales, ce qui est industriellement impossible. Or nous avons 20 ans si on veut éviter l'emballement du réchauffement climatique. Si nous nous engageons dans cette voie, nous allons immobiliser beaucoup d'argent qui nous manquera pour les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables. Si on veut parler énergie et environnement, il faut d'abord faire l'inventaire des besoins en énergie dans de nouvelles configurations d'offres permettant de garder les mêmes niveaux de confort en diminuant drastiquement notre consommation. C'est possible grâce aux nouvelles technologies de l'informatique. C'est ce que sont en train de faire les américains.
 

Si on veut, on peut diviser par 10 la consommation de nos maisons en isolant, et d'autant le trafic automobile urbain en développement des usages collectifs de la voiture (voir le projet que je mène avec les labos rouennais). Dans ce cas, on travaille réellement sur la baisse des émissions en créant une nouvelle économie des services très puissante.
 

A cap21, nous sommes pour une diminution de la part du nucléaire, sans le supprimer car nous en avons besoin aujourd'hui.
 

Mais ce sujet est une part infime des problèmes environnementaux et ne vaut pas de tels affrontements.
 

Nous n'avons pas de leçons à donner, mais nous avons des connaissances solides à faire partager avec des vraies solutions.
 


 

CPNT 16/04/2007 17:22

Quand Cap 21et ses comparses auront compris que le nucléaire est aujourd'hui un des moyens de production d'énergie le moins polluant ils pourront commencer à donner des conseils en matière d'environnement.

dominique-bied-cap21.com 14/04/2007 12:53

La sélection de la société Decaux ne doit pas être regardé que sur le plan de la pression foncière de l'espace publicitaire.
Le point essentiel d'une bonne politique vélo, dans une optique de développement durable réussie significativement, n'est pas de permettre aux gens convaincus d'utiliser le vélo, mais de réussir un transfert modal significatif de la voiture vers le vélo pour les cours déplacements, et ceci à la bonne échelle, c'est à dire l'agglomération.
L'offre de Movimento, tout à fait efficace de ce point de vue, était de 2000 vélos à l'échelle de l'agglomération, et beaucoup de créations d'emplois à la clé. Rouen a perdu une bonne occasion de faire travailler une SCOP née à Toulouse et dont il faut louer la prise de risque. En choisissant Decaux, Rouen a choisi une entreprise déjà confortablement installée par rapport à une entreprise qui a pris des risques. C'est contraire à une vraie politique libérale.
Lyon avait démarré avec 2000 vélos et 150 stations. Certes la ville n'est pas la même, mais il y a des seuils permettant de réellement changer les rapports de force. Une fois de plus, Rouen se distingue des autres villes françaises en faisant une politique de développement durable à la marge, sans grande ambition.
Cap21 et l'ensemble des mouvements écologistes modérés ont du travail à faire pour faire basculer cette région dans une économie de services efficaces sur le plan de l'emploi et de l'écologie. Le ralliement de Corinne Lepage à François Bayrou n'est pas un chèque en blanc.