Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

Vous êtes Rouennais et vous avez une question à me poser ou un problème que je peux vous aider à résoudre. Alors, n'hésitez pas ! Vous m'en faites part dans la boite à messages. Je vous donnerai la réponse et je la publierai sur ce blog afin que tout le monde puisse en profiter pour une expérience de démocratie locale en direct.

Boite à Messages

Retour à l'accueil
 

Recherche

Ce blog est un lieu de dialogue sur Rouen, la politique locale et nationale, l'Europe, l'urbanisme, l'environnement, les transports, la santé, la médecine, le sport, la culture, l'éducation et de façon générale sur tous les sujets d'actualité et de société.

Ecrivez-moi

Archives

Actualité

 

Vous voulez être informés
de la parution d'un nouvel article ?
 

Abonnez vous dans la rubrique newsletter ci-dessus
 
Edgar Menguy
 
 

 

Locations of visitors to this page

9 octobre 2005 7 09 /10 /octobre /2005 00:00

J'ai relu aujourd'hui un article du National Geographic de 2004.

Je le cite ici. A méditer !

« Le réchauffement planétaire peut sembler trop éloigné dans le temps pour que l’on s’en inquiète, ou trop incertain – un scénario échafaudé par ces mêmes logiciels par ailleurs bien souvent incapables de prévoir avec justesse le temps qu’il fera la semaine prochaine. Par une glaciale journée d’hiver, on peut même penser que quelques degrés de plus seraient après tout une bonne chose. Et les cris d’alarme à propos du changement climatique ne sont peut-être qu’une tactique utilisée par les écologistes pour nous faire peur et nous forcer à renoncer à nos voitures et à notre mode de vie. Chacun peut se rassurer comme il peut. Mais les nouvelles de notre Terre sont hélas, très inquiétantes. De l’Alaska aux pics enneigés des Andes, le monde se réchauffe, en ce moment même, et très rapidement. A l’échelle du globe, la température moyenne a augmenté de 0,6°C par rapport au siècle dernier, mais les zones les plus froides et les plus reculées, comme les régions polaires ou la Sibérie, se sont réchauffées bien davantage. Les conséquences de ce phénomène ne sont guère souriantes. La glace fond, les fleuves s’assèchent et les côtes sont rongées par l’érosion, menaçant des populations entières. La flore et la faune ressentent également les effets de la chaleur. « Attendez une minute », diront certains esprits sceptiques. Le climat, tout le monde le sait, est instable et changeant. Il y a mille ans, l’Europe jouissait d’un temps très doux, et la vigne était cultivée en Angleterre. Au début du XVIIe siècle, le climat s’est refroidi, et la Tamise a gelé à plusieurs reprises. Le réchauffement actuel n’est peut-être qu’un caprice de la Nature, un phénomène passager. « Détrompez-vous », répondront les climatologues. Assurément, les rythmes naturels du climat pourraient expliquer certains signes de réchauffement décrits dans les pages qui suivent. Mais la fièvre qui accable la planète a des causes beaucoup plus graves. Depuis des siècles, nous défrichons nos forêts et brûlons charbon, pétrole et gaz, déversant dans l’atmosphère du dioxyde de carbone et autres gaz piégeant la chaleur plus vite que les plantes et les océans ne peuvent les absorber ( voir l’article « l’énigme du carbone manquant » , publié dans notre n° de février 2004 ). Le taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevé depuis plusieurs centaines d’années. L’activité humaine est, de façon quasi certaine, la cause principale du réchauffement observé au siècle dernier, a conclu l’Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) des Nations unies en 2001 , dans un rapport qui a fait date. La température moyenne du globe monte en flèche – plus vite qu’à n’importe quel moment au cours de ces derniers millénaires. Et les modélisations des experts montrent que les forces climatiques naturelles, telles les éruptions volcaniques ou les fluctuations de l’activité solaire, ne peuvent expliquer que très partiellement ce réchauffement. Tant que le CO2 continuera d’augmenter, le mercure continuera à monter – dans une fourchette de 1,5 à 5,5°C supplémentaires avant la fin du siècle, selon les prévisions de l’IPCC. Et ce réchauffement pourrait être subit. Certains climatologues craignent que la hausse de la température actuelle connaisse de brusques et dévastatrices accélérations. Nous avons déjà rejeté suffisamment de gaz à effet de serre pour réchauffer la planète pendant plusieurs décennies. « Nous avons créé l’environnement dans lequel nos enfants et nos petits-enfants vont devoir vivre », explique Tim Barnett, de la Scripps Institution of Oceanography. Nous leur devons de préparer cet environnement à de plus hautes températures et à des changements climatiques, et de ne pas fermer les yeux sur les dégâts dont nous nous sommes rendus coupables. Il ne sera pas facile à un monde si dépendant des combustibles fossiles de limiter ses émissions. Il y a trois ans, les Etats-Unis ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto, arguant de son coût exorbitant. Mais même Kyoto aurait à peine ralenti l’augmentation des gaz piégeant la chaleur. Pour maîtriser cette hausse, « il faudrait 40 Kyoto couronnés de succès », estime Jerry Mahlman, du National Center for Atmospheric Research. « Il n’y a pas d’autre solution ». Les signes de réchauffement décrits dans les pages qui suivent ont de quoi inquiéter, mais ils ne constituent qu’un faible aperçu des bouleversements dramatiques que notre siècle pourrait connaître. Pouvons- nous agir à temps pour éviter le pire ? La Terre le dira ».

Tim Appenzeller, service sciences - Dennis R. Dimick, service environnement et technologie.

Partager cet article

Repost 0
Published by Edgar Menguy - dans Environnement
commenter cet article

commentaires

Dominique Bied 10/10/2005 00:12

Ceci confirme ce que je disais il y a quelques mois sur la fonte du permafrost avec le risque de dégazer jusqu'à 50 fois plus de gaz à effet de serre que toute la planète aujourd'hui, et c'est pourquoi j'émets les plus grandes réserves sur le contournement Est qui ne fera qu'augmenter le trafic automobile.
Je vous invite à aller sur mon blog pour lire l'article datant d'Avril ou Mai "effet de serre ça se gatte"
C'est pourquoi j'engage vivement le plus grand nombre de rouennais à soutenir le projet de taxis collectifs temps réel que j'ai proposé avec des grandes écoles à la région et qui permettra de diviser par un rapport 2 à 4 le trafic en dix ans avec peu d'argent public.
Quand au PDE du CHU, qu'attend-on, cela n'avance pas. Je suis prêt à mettre mes compétences dans la bataille avec des réseaux travaillant efficacement sur le sujet. J'ai fait mon mémoire de DESS sur le PDE de STMICRO à Grenoble et j'ai présenté les résultats au directeur général du CHU il y a 3 ans déjà. Depuis, rien.
Nous devons prendre en main collectivement notre destin et se mettre autour de la table (organisations syndicales, direction, représentant des malades, agglo, transporteurs etc...).
Pourquoi également les plans de déplacement écoles ne sont-ils pas obligatoires dans tous les établissements scolaires. L'éducation à l'environnement commence par là.

Edgar 09/10/2005 23:01

Les discours d'intention ne servent effectivement pas à grand chose si ils ne sont pas déclinés en actions concrètes. Quelques exemples d'actions mises en oeuvre à Rouen sur lesquels je travaille :
- le développement des transports en commun en site propre et en particulier le projet TEOR
- l'évolution de la ville vers une ville plus mixte et donc plus "proche" grâce aux modifications des documents d'urbanisme. Plus les fonctions de la ville sont mixtes moins les déplacements sont nécessaires.
- la réduction de la place de la voiture dans la ville au profit des modes doux. Ceci s'es traduit par une augmentation notable du plateau piétonnier ces derniers mois.
- le travail, auquel je participe activement, de mise en place d'un plan de déplacement d'entreprise pour le CHU (6000 employés en centre ville)
- la réflexion sur la mise en libre service d'un parc de vélos. Ce sujet me tient à coeur et je ferai prochainement des propositions sur ce dossier.
Voilà quelques actions ... mais toutes les idées sont bonnes à prendre. N'hésitez pas à me donner les votres et à m'aider à les mettre en oeuvre.
Il faut faire vite. Ca chauffe !!

franck 09/10/2005 22:23

bonjour, je suis ravi de voir un adjoint à l'urbanisme avoir une conscience aussi pointue de la nécessité d'agir globalement et individuellement pour, si ce n'est inverser le processus, au moins enrayer la machine. Mais que fait notre adjoint dans le cadre de ses fonctions d'élus pour favoriser une action en ce sens, pourriez-vous nous éclairer de choses concretes pour sortir des discours d'intention et nous faire goûter à la réalité de l'action de chacun ? Merci d'avance.
Franck