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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 14:43

Il a déjà été dit beaucoup de choses sur la restitution de la tête Maorie par le muséum de la Ville.

J'avais déjà abordé ce sujet dans ce blog :Restitution de la tête Maorie : Une question de dignité humaine.*

* A cette occasion, je vous invite à lire dans les commentaires ce qu'écrivait Valérie Fourneyron à l'époque dans un communiqué de presse... Je ne change rien à ma réponse.

 

Je me réjouis de l'aboutissement de cette démarche.

 

Je crois que l'article de Libération paru la semaine dernière est celui qui la résume le mieux, parlant (de façon volontaire ou involontaire ?) de "casse-tête juridique".

 

A lire ci dessous :


Culture 30/04/2011 à 00h00

La France restitue sa première tête maorie

Patrimoine . Après cinq ans de procédures, le trophée quittera le 9 mai les collections du musée de Rouen.

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Par CLÉMENTINE BOULARD

 

Le 9 mai, la tête maorie conservée au musée d’Histoire naturelle de Rouen depuis 1875 regagnera la Nouvelle-Zélande. L’issue d’un combat de cinq ans pour la sénatrice de Seine-Maritime, ex-adjointe à la culture au conseil municipal de Rouen, Catherine Morin-Desailly. Engagée dans l’affaire depuis 2007, elle se dit ravie d’avoir «contribué à ce que la France, pays des droits de l’homme, se mette enfin au diapason des pays et institutions qui ont déjà restitué 300 têtes sur les 500 réparties à travers le monde».


Après Genève, Londres, Copenhague, Buenos Aires et Sydney, Rouen répond au devoir symbolique et mémoriel de cette restitution, devenant la première ville française à rendre un reste humain à la Nouvelle-Zélande - 14 crânes peuplant encore nos musées. Les cérémonies prévues le 12 mai à Wellington signeront «l’épilogue heureux d’une formidable aventure humaine».

Inaliénabilité. Si l’affaire a traîné, c’est qu’elle posait des questions épineuses, à la croisée du droit, de l’art et de l’éthique. Plus largement, elle relève de la problématique des restitutions de biens culturels d’Etat à Etat, véritable casse-tête pour les juristes. La France s’y était déjà frottée à propos de la tristement célèbre Vénus hottentote, finalement rendue à l’Afrique du Sud en 2002.

Concernant les têtes maories, le maire de Rouen, Pierre Albertini, et Catherine Morin-Desailly, à l’époque son adjointe à la culture, ont signifié dès 2006 leur souhait de restituer la tête conservée au musée depuis 1875.

En jeu, à chaque fois, le statut des objets : restes humains ou œuvres d’art ? Un litige aux conséquences juridiques décapantes. Car si la décision prise à l’unanimité par le conseil municipal, le 19 octobre 2007, de restituer la tête a été contredite par le tribunal administratif, saisi à l’époque par le ministère de la Culture, c’est bien en considérant que la tête, «objet de collection» appartenant à ce titre au domaine public de l’art, était inaliénable. Or, c’est contre cette interprétation stricte du code du patrimoine que Catherine Morin-Desailly a fait valoir toutes les implications éthiques et symboliques de ces détentions de restes humains, présentant au nom du groupe Union centriste une proposition de loi visant à lever l’inaliénabilité du domaine public pour l’ensemble des têtes maories conservées en France. Votée à l’unanimité au Sénat le 29 juin 2009, approuvée par l’Assemblée le 4 mai 2010, la loi permet enfin aux têtes ainsi déclassées de retrouver leur pays d’origine.

Ethique. Fin de l’histoire ? Non, le «début d’une nouvelle» pour la sénatrice, qui rappelle que l’arsenal juridique en cours est lui aussi de plus en plus favorable à une éthique des collections.

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Published by Edgar Menguy - dans Culture
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