Samedi 28 novembre 2009
6
28
11
2009
11:42
A l'occasion du débat d'orientation budgétaire, nous avons eu surtout droit à un discours purement politique de critique
du gouvernement de la part du Maire. C'est son choix.
En ce qui concerne, le débat en lui-même, Madame Jeandet Mengual a commencé par signaler que le budget 2010 serait un
"exercice d'équilibriste". Je crains que ce ne soit plutôt un exercice d'illusionniste …
Personne ne peut contester que le contexte est difficile. La crise économique n'est certainement pas terminée. Et la
visibilité sur l'avenir n'est pas bonne.
Dans ce genre de périodes, il y a deux possibilités. On se replie sur soi, on attend et on confie son destin aux autres
ou bien l'on essaie de prendre en main les choses et on change, on réforme.
C'est ce que veut faire le gouvernement en particulier en réformant la taxe professionnelle. Réduire les charges des
entreprises c'est les préserver, maintenir de l'emploi et permettre de la croissance. Donc, la suppression de la taxe professionnelle est une bonne chose.
Elle entraîne deux autres débats :
- le financement des collectivités locales qu'il faut préserver et leur autonomie qu'il faut garantir.
- les contreparties demandées aux entreprises
En ce qui concerne les orientations présentées, il est à craindre qu'elles nous préparent à un "budget
ventilateur"
Beaucoup de verbe, beaucoup de bonnes intentions mais pas de priorité perceptible. Tout est mélangé : le cinéma d'art et
d'essai, les cours d'école, les désherbants pour les espaces verts….
On retient de l'exercice :
- qu'il n'y a pas de vision pour l'avenir !
- que le manque d'ambition devient la ligne de conduite ou …de fuite
Bref, il est clair qu'à ce rythme Rouen redeviendra dans quelques années la belle endormie qu'elle était avant d'avoir
tenté de se redynamiser.
Et pour tout cela, les Rouennais devront payer 8% de plus dès 2010.
C'est à dire, que d'ici 2014 ce sont environ 30 millions d'euros de pouvoir d'achat qui seront retirés aux
rouennais.
La pression fiscale revient ainsi à Rouen au-dessus de ce qu'elle était en 2001. Même équipe, même recette… Je l'avais
déjà signalé.
C'est une pression supplémentaire sur les Rouennais qui travaillent et sont directement confrontés à la crise. La crise
ne doit pas être une excuse facile pour augmenter les impôts. Ce devrait être au contraire une exigence supplémentaire pour préserver le pouvoir d'achat de ceux qui contribuent à la production de
richesse collective et qui sont susceptibles de maintenir l'activité.
Après deux ans, c'est le seul résultat d'une majorité sans projet plus préoccupée à démolir les projets en cours qu'à
préparer l'avenir. Combien de points de fiscalité auront coûté les errements de la municipalité sur la Médiathèque ?
Nous nous sommes prononcés pour deux orientations simples :
- que le budget 2010 soit marqué par une ambition à la hauteur des enjeux de la période actuelle
- que le Maire respecte les engagements pris lors de sa campagne électorale, de ne pas augmenter les
impôts.
Nous verrons si nous avons été entedus lors de la présentation du budget.
On peut toujours rêver…
Commentaires