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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

Vous êtes Rouennais et vous avez une question à me poser ou un problème que je peux vous aider à résoudre. Alors, n'hésitez pas ! Vous m'en faites part dans la boite à messages. Je vous donnerai la réponse et je la publierai sur ce blog afin que tout le monde puisse en profiter pour une expérience de démocratie locale en direct.

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Ce blog est un lieu de dialogue sur Rouen, la politique locale et nationale, l'Europe, l'urbanisme, l'environnement, les transports, la santé, la médecine, le sport, la culture, l'éducation et de façon générale sur tous les sujets d'actualité et de société.

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Edgar Menguy
 
 

 

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 18:21

Madame le Maire, mes chers collègues,

 

Je voudrais tout d'abord faire deux remarques à Madame l'Adjointe aux finances :

 

- Elle devrait prendre garde vis à vis de sa communication dans la presse. Lire ce matin dans Paris Normandie, en gros titre, que "La ville est au bord du précipice" me semble inexact, exagéré et il faut bien le dire assez irresponsable. Quel image donne ce genre de propos excessifs de notre ville ? Cela donne-t-il envie à des investisseurs de venir s'installer à Rouen ? Message totalement contre-productif…

- Elle s'est référée dans sa présentation à la Région en la citant comme exemple. Parlons-en ! Certes la Région a un faible endettement mais tous les indicateurs montrent le peu de résultats de cette gestion : 27% de jeunes au chomage, une Région aux dernières places sur de nombreux sujets comme la création d'entreprises ou la recherche publique. Est ce que l'on veut faire à Rouen ??


A l'occasion du débat d'orientation budgétaire, nous avions eu surtout droit à un discours purement politique de critique du gouvernement de la part du Maire. Aujourd'hui, c'est plutôt l'autosatisfaction municipale qui domine.

En ce qui concerne les orientations présentées, j'avais prédit qu'elles nous préparaient à un "budget ventilateur". Pour une fois les promesses sont tenues….

Je me permets de vous rappeler ce que je vous disais lors du débat d'orientation budgétaire.

Beaucoup de verbe, beaucoup de bonnes intentions mais pas de priorité perceptible.

On retient de l'exercice :

- qu'il n'y a pas de vision pour l'avenir !

- que le manque d'ambition devient la ligne politique de la ville au profit du saupoudrage et du clientélisme Bref, il est clair qu'à ce rythme Rouen redeviendra dans quelques années la belle endormie qu'elle était avant d'avoir tenté de se redynamiser.

Et pour tout cela, les Rouennais devront payer 8% de plus dès cette année. C'est 30 millions d'euros de pouvoir d'achat qui seront retirés aux rouennais.

La pression fiscale revient ainsi à Rouen au-dessus de ce qu'elle était en 2001. Même équipe, même recette… Je l'avais déjà signalé.

C'est une pression supplémentaire sur les Rouennais qui travaillent et sont directement confrontés à la crise. La crise ne doit pas être une excuse facile pour augmenter les impôts. Ce devrait être au contraire une exigence supplémentaire pour préserver le pouvoir d'achat de ceux qui contribuent à la production de richesse collective et qui sont susceptibles de maintenir l'activité.

Je vous avais demandé, sans aucun espoir, de prendre en compte deux orientations simples :

- que le budget 2010 soit marqué par une ambition à la hauteur des enjeux de la période actuelle.

- que le Maire respecte les engagements pris lors de sa campagne électorale, de ne pas augmenter les impôts.

 

Ce budget mérité d'être discuté sous 3 angles : celui du contexte, celui des chiffres et celui des projets.

Sur le contexte

Si l'on revient au contexte de ce budget, je vous accorde qu'il est difficile. Et c'est pour cela qu'il doit être ambitieux et axé sur les premières préoccupations auxquelles nous avons à faire face.

Les répercussions de la crise à Rouen nous concernent tous.

Les inquiétudes pour les emplois, les commerces et les industries rouennaises, que j'avais évoqué lors des précédentes discussions budgétaires, se sont malheureusement concrétisées.

La situation de l’emploi dans notre ville n'est pas bonne. Le commerce souffre et les investisseurs ne semblent plus s'intéresser à Rouen.

 

Certes, une partie de cette situation est imputable au contexte international.

 

Mais pour sauvegarder nos emplois et en créer de nouveaux, pour conserver nos centres de décision, pour retenir nos jeunes qui aujourd’hui vont chercher du travail ailleurs, il faut une vraie politique économique. Il faut construire un environnement local favorable au développement ou au redémarrage économique.

 

Cela passe par une série de mesures comme l’accompagnement du développement des PME, la modération de la fiscalité et la modernisation de nos infrastructures, essentielles pour nos entreprises, petites ou grandes.

Une municipalité structure politique de proximité se doit de répondre en priorité à ces questions. Or on constate que vous ne mettez rien en avant sur ces sujets au nom de la ville ou dans des partenariats avec les autres collectivités. Je pense en particulier à la Région qui vous aide bien dans votre inaction.

 

Sur les chiffres

L'exercice de style est toujours rébarbatif et prête à toutes les interprétations en fonction de la présentation qui en est faite. Il serait d'ailleurs intéressant d'avoir un tableau récapitulatif de l'ensemble des informations et des ratios financiers tels que prévus dans le Code Général des Collectivités Territoriales (art R2313) sous la forme d'un tableau.

Vous me permettrez de donner moi aussi quelques chiffres qui éclairent la situation de notre ville :

  • Les dépenses réelles de fonctionnement de notre ville sont supérieures à la moyenne nationale des villes de la même taille : 1339 € contre 1137. Et ce malgré les efforts faits depuis plusieurs années
  • Les produits des impositions directes sont de 586 € par Rouennais contre 485 € pour les habitants des villes de même strate.
  • Il est surprenant de trouver un long paragraphe sur la restauration collective comme pour vous persuader que c'est vraiment très bien mais aucun détail sur les subventions aux associations qui se voient cette année affublée d'un énigmatique divers…. Il y a + de 5 % des dépenses qui ne méritent à vos yeux aucune explication. C'est assez surprenant et peu transparent.
  • Les charges de personnels  augmentent de 5 millions € en 2 ans
  • Les moyens des services municipaux augmentent eux de près de 7 millions d'euros en 2 ans

Pour ces 2 postes vous justifiez l'augmentation par la participation au festival Normandie Impressionniste avec beaucoup d'effort sur des notions de "périmétrie" pour nous persuader que l'augmentation n'est finalement pas très importante ….

  • En revanche, je remarque que la subvention au CCAS passe de 3,67 M en 2009 à 3,66M.

Beaucoup pour le Festival Normandie Impressionniste, ce qui est en soi une manifestation intéressante, et une stagnation pour le CCAS… Voilà un choix qui me paraît tout à fait étonnant pour une municipalité de gauche dans un contexte de souffrance sociale et de crise !!! C'est une bonne illustration de vos choix qui privilégient l'image, l'apparence, la communication.

 

En ce qui concerne l'investissement, je voudrais d'abord relever un chiffre. Celui des cessions d'actifs. Lors de l'audit financier de la ville, vous aviez évalué que la ville ne pourrait, sur la durée de votre mandat, pas envisager de céder plus de 1,5 millions d'euros d'actifs par an. Tous les chiffres de l'audit se sont basés sur cette hypothèse. Or que constatons-nous aujourd'hui ? Vous inscrivez pour 16 millions d'euros de cession correspondant au rachat de la Médiathèque par le Département !! C'est du grand art. Si j'ose dire.. car c'est aussi un risque pris par la Ville comme nous venons de l'entendre et finalement un grand gâchis pour les contribuables qui paieront en tant que Seino Marins ce qu'ils avaient déjà payés en tant que Rouennais pour un projet totalement dénaturé. En voyant de tels exemples, on ne peut que penser que la réforme des collectivités territoriales s'impose.

 

En matière d’investissement, nous ne pouvons que regretter à nouveau votre gestion plus qu’approximative des grands projets : Renoncements, retards, approximations, etc…

 

Sur les projets

Je serai plus bref alors que cela devrait être le cœur du Budget.

Mais vous nous avez fait un tel catalogue de superlatifs et projets tous azimuts à ne plus s'y retrouver que je renonce à tout commenter. On croirait un nouveau programme électoral.

On sent bien que ce catalogue essaie de concilier : le saupoudrage clientéliste, votre vision technocratique de la ville et surtout le maintien du fragile équilibre de votre majorité.

Je note juste dans ce programme que les grands projets municipaux du mandat seront lancés… :

- Le quartier Luciline

- Le parc naturel urbain de la Vallée des 2 rivières (avec à son sujet, un simple effet d'annonce puisque je l'avais signalé lors du PPI, le budget prévu est tout à fait insuffisant)

Pour ceux qui suivent un peu la vie de la municipalité depuis plusieurs années, c'est très fort.

J'ai également noté que le grand projet de l'Ile Lacroix, annoncé lors de votre programme électoral, rappelé l'an dernier lors du budget et à grand renfort d'articles de presse, évaluer à plusieurs millions d'euros ne se voit plus doter que d'un enveloppe de 100000 euros.

C'est là aussi vraiment l'exemple du manque de vision claire de vos choix budgétaires.

Je ne commenterais pas beaucoup plus les différents paragraphes décrivant le budget par pôles. Je voudrais juste vous dire le plaisir que j'ai eu à découvrir que vous alliez faire l'acquisition d'engins de propreté ambitieux. Enfin, quelque chose d'ambitieux dans ce budget !!

 

En conclusion

Je retiens un manque flagrant d'ambition et de priorités claires, des grands projets mal gérés et une augmentation importante de la fiscalité pesant sur les ménages.

 

Bien entendu, Madame le Maire, vous allez tenter de justifier ces mauvais résultats en arguant d’une baisse des dotations de l’Etat, de la crise, des erreurs de ceux qui vous ont précédés. On connaît la musique ou plutôt la rengaine.

Les Rouennais souffrent de la crise, en particulier en matière d'emploi et de développement économique. Cela devrait mettre la ville en situation de concentrer ses efforts sur l'emploi, sur le développement des petites et moyennes entreprises, le soutien du commerce, l'aide sociale et la défense du pouvoir d'achat.

Le budget qui nous est soumis, est loin de prendre la mesure de ces questions au profit de multiples petites mesures catégorielles.

Ce budget n'est pas en mesure de répondre aux exigences immédiates des Rouennais et de répondre à la préparation de leurs attentes futures.

La somme de nombreux petits projets ne fait pas un grand projet, mais elle coute cher. 8% d'impôts en plus, 5 millions d'euros en plus chaque année pour les Rouennais !!!


Dans ces conditions, les élus du groupe UMP Réussir Ensemble voteront contre le budget qui nous est présenté aujourd'hui.

 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 11:42

A l'occasion du débat d'orientation budgétaire, nous avons eu surtout droit à un discours purement politique de critique du gouvernement de la part du Maire. C'est son choix.

En ce qui concerne, le débat en lui-même, Madame Jeandet Mengual a commencé par signaler que le budget 2010 serait un "exercice d'équilibriste". Je crains que ce ne soit plutôt un exercice d'illusionniste …

Personne ne peut contester que le contexte est difficile. La crise économique n'est certainement pas terminée. Et la visibilité sur l'avenir n'est pas bonne.

Dans ce genre de périodes, il y a deux possibilités. On se replie sur soi, on attend et on confie son destin aux autres ou bien l'on essaie de prendre en main les choses et on change, on réforme.

C'est ce que veut faire le gouvernement en particulier en réformant la taxe professionnelle. Réduire les charges des entreprises c'est les préserver, maintenir de l'emploi et permettre de la croissance. Donc, la suppression de la taxe professionnelle est une bonne chose.

Elle entraîne deux autres débats :

- le financement des collectivités locales qu'il faut préserver et leur autonomie qu'il faut garantir.

- les contreparties demandées aux entreprises

 

En ce qui concerne les orientations présentées, il est à craindre qu'elles nous préparent à un "budget ventilateur"

Beaucoup de verbe, beaucoup de bonnes intentions mais pas de priorité perceptible. Tout est mélangé : le cinéma d'art et d'essai, les cours d'école, les désherbants pour les espaces verts….

On retient de l'exercice :

- qu'il n'y a pas de vision pour l'avenir !

- que le manque d'ambition devient la ligne de conduite ou …de fuite

Bref, il est clair qu'à ce rythme Rouen redeviendra dans quelques années la belle endormie qu'elle était avant d'avoir tenté de se redynamiser.

 

Et pour tout cela, les Rouennais devront payer 8% de plus dès 2010.

C'est à  dire, que d'ici 2014 ce sont environ 30 millions d'euros de pouvoir d'achat qui seront retirés aux rouennais.

La pression fiscale revient ainsi à Rouen au-dessus de ce qu'elle était en 2001. Même équipe, même recette… Je l'avais déjà signalé.

C'est une pression supplémentaire sur les Rouennais qui travaillent et sont directement confrontés à la crise. La crise ne doit pas être une excuse facile pour augmenter les impôts. Ce devrait être au contraire une exigence supplémentaire pour préserver le pouvoir d'achat de ceux qui contribuent à la production de richesse collective et qui sont susceptibles de maintenir l'activité.

Après deux ans, c'est le seul résultat d'une majorité sans projet plus préoccupée à démolir les projets en cours qu'à préparer l'avenir. Combien de points de fiscalité auront coûté les errements de la municipalité sur la Médiathèque ?

 

Nous nous sommes prononcés pour deux orientations simples :

- que le budget 2010 soit marqué par une ambition à la hauteur des enjeux de la période actuelle

- que le Maire respecte les engagements pris lors de sa campagne électorale, de ne pas augmenter les impôts.

 

Nous verrons si nous avons été entedus lors de la présentation du budget.
On peut toujours rêver…

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 22:45

Une motion nous a été présentée sur l’implication de la Ville de Rouen dans la lutte contre le réchauffement climatique et l’importance d’envoyer Le Maire et Guillaume Grima au sommet de Copenhague.

Cette motion est à la fois un peu étrange dans sa formulation et très importante en ce qui concerne le sujet de fond. Il est important que tout soit mis en œuvre tant au plan local qu’au plan mondial pour lutter contre le phénomène du réchauffement climatique et pour chercher à mieux le comprendre. Tout le monde est d'accord là dessus et cette question doit transcender les clivages.

 

Malheureusement, il est probable qu'il n'y aura pas d'accord juridique négocié à Copenhague, mais un simple accord politique. L'accord juridique qui engagerait effectivement les états du monde à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, lui serait reporté à plus tard.

Le Protocole de Kyoto, négocié en 1997 et qui prend fin début 2013, prévoyait une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5 % par rapport aux émissions de 1990. C'est un échec relatif, les objectifs n’ayant pas été atteints.

A Copenhague, les états industrialisés, les pays en voie de développement et les pays émergents devront s’accorder sur de nouvelles mesures de réduction de GES au sein de leur pays. Le résultat n'est pas garanti !!

Il faut saluer l'initiative de Nicolas Sarkozy pour la France et de Luiz Inacio Lula da Silva pour le Brésil ont proposé que l'ensemble des états de la planète s'engagent à réduire les émissions mondiales d'au moins 50 % d'ici à 2050 par rapport à 1990 et à 80 % pour les pays riches. Cela va dans le bon sens et semble permettre de faire bouger les lignes pour les grands pays pollueurs : Etats Unis, Inde, Chine

 

Ce débat, comme celui sur la crise financière de 2008, pose clairement la question d'inventer une nouvelle gouvernance mondiale. L'organisation politique actuelle des états n'est plus adaptée pour répondre à des questions comme celles-ci. Elle pose aussi la question de la croissance verte qui est probablement un axe majeur de développement pour les années à venir.

 

Nous nous sommes déclarés tout à fait prêts à voter cette motion à la condition qu'y soient soulignés les efforts du gouvernement Français en faisant mention du Grenelle de l’environnement et qu’en soit retiré le voyage de Valérie Fourneyron et Guillaume Grima, à moins que nous ayons l'assurance que cela ait un impact sur la décision des Etats Unis et de la Chine !!

Cela fera une économie pour les Rouennais (quelques milliers d'euros qui seraient mieux utilisés à Rouen...) et contribuera à améliorer le bilan carbone de la majorité…

Nous n’avons bien sûr pas eu gain de cause.

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 13:18
Ce matin a eu lieu un Conseil Municipal au cours duquel Mme Fourneyron a logiquement été questionnée sur le projet Monet Cathédrale.

Très rapidement, Mme Fourneyron, après avoir fait un très bel exercice de méthode Coué ("les Rouennais ont été entendus ...") et de contradiction sans vergogne ("Un référendum est illégal" alors qu'elle faisait signer une pétition pour le demander il y a quelques années...) a refusé que je m'exprime et que je lui réponde.

Je comprend bien que le débat sur le sujet la gêne tant elle est rattrapée par ses fausses promesses mais elle transforme petit à petit le Conseil Municipal en exercice de passage obligé pour des décisions déjà prises et non discutables par une petit groupe d'happy few socialistes.

C'est inacceptable.

C'est pourquoi j'ai proposé que nous quittions cette mascarade. Ce qu'a fait l'ensemble de la minorité municipale. Ainsi, le débat (?) sur le projet Monet Cathédrale et l'extension de la Communauté d'Agglo s'est fait entre membres de la majorité municipale (j'espère que le débat n'a pas été trop houleux ...)

A la suite de ce départ nous avons rédigé ce communiqué de presse commun.




Aujourd’hui se tenait un conseil municipal à Rouen. L’ensemble des élus de l’opposition a été amené à devoir  quitter le conseil devant le refus du maire de Rouen d’accepter un débat sur le Projet de l’espace Monet  Cathédrale. Nous dénonçons l’absence de possibilité de débat démocratique au sein de l’instance élue et représentative des Rouennais qu’est le Conseil Municipal.

 

Cette obstruction de la part du maire de Rouen est d’autant plus grave que le conseil de ce jour avait à débattre de deux sujets majeurs pour l’avenir de Rouen : 

            - L’Espace Monet Cathédrale

            - L’élargissement de la Communauté d’Agglomération Rouennaise


       Catherine Morin-Desailly                  Edgar Menguy                        Bruno Devaux

Centre Démocrates et Indépendants        UMP Réussir ensemble          Rouen Social et Libéral


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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 17:37
Au Conseil Municipal de Vendredi, il y a eu un autre moment étrange.

Il était proposé de délibérer sur un moratoire de 18 mois sur les décisions d'implantation de grandes surfaces commerciales en dehors des centres villes de l'Agglo.

Pourquoi pas  ! Et nous avons d'ailleurs voté cette délibération. En effet, Rouen et son Agglo sont déjà bien pourvues et il n'est pas anormal de se donner le temps et les moyens d'avoir une stratégie de développement commercial raisonnée et maîtrisée. On peut d'ailleurs regretter que l'Agence d'Urbanisme, bien utile sur ce genre de réflexion, ait pris tant de temps à se mettre en place.
La question que pose ce moratoire est de savoir ce qu'il permettra de faire et comment on en sortira.
Cela a été le sens de mon intervention.

Je l'ai poursuivie en interrogeant le Maire sur ce que publie le numéro de Septembre de la revue Sites Commerciaux au sujet de Rouen.

En effet, il est annoncé dans ce journal qu'une grande surface de 46000 m2 sera installée en 2012 par Immochan (groupe Auchan) à La Vaupalière.

Le moratoire s'y appliquera-t-il ? Le journal annonce que le dossier est en cours de montage... Quelle est la position de la municipalité ? Il est évident qu'un tel projet serait très défavorable à Rouen et à son commerce.

J'ai été assez surpris de la réponse du Maire disant ne pas être au courant en se référant à la dernière réunion du club Procos au cours de laquelle le sujet n'aurait pas été évoqué...


Face à cette réponse, deux possibilités :
- soit le Maire n'est pas au courant de dossiers majeurs se déroulant à nos portes.
- soit elle n'a pas voulu dire au Conseil Municipal ce qu'elle sait de ce dossier, ce qu'elle en pense et quelles sont les discussions en cours.

Dans les deux cas, c'est très préoccupant en terme de gouvernance municipale et d'avenir de la ville de Rouen.
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 08:37
Le Conseil Municipal de cette nuit a été un peu extravagant !
Visiblement la majorité municipale se disloque petit à petit. Suite des élections Européennes ?, perspective des élections régionales ? ou très probablement malaise bien plus profond. L'alliance de circonstance des élections municipales ne résiste pas à l'épreuve des faits.

Quelques exemples du malaise. Au cours de ce conseil municipal, on a pu voir :
- Mr Bérégovoy présenter une motion sur la téléphonie mobile et Mme Fourneyron lui indiquer qu'elle avait pris des mesures différentes sur le sujet, il y a 2 mois. Visiblement, il le découvrait. De la communication interne en live ! Ils n'avaient visiblement pas eu le temps de se téléphoner. Le principe de précaution sans doute.
- Les élus de la majorité découvrir le projet d'aménagement de la place des Chartreux (on peut se demander d'ailleurs si Mr Robert, qui le présentait, ne le découvrait pas aussi un peu....). Finalement, les Verts ne l'ont pas voté. Les communistes, eux, ont expliqué qu'ils étaient contre mais... qu'ils votaient pour tout en pensant qu'il fallait faire autrement...
- Les Verts voter contre le financement de Rouen Givrée et celui du Pédibus
- Et de très nombreux débats entre membres de la majorité municipale montrant que, de toute évidence, il n'y a plus de communication interne. Les élus de la majorité découvrent, pour la plupart, en séance les délibérations et les décisions qu'ils doivent prendre.

Si cette cacophonie donne parfois envie de sourire, on ne peut s'en réjouir.
Tout cela n'est pas sans conséquences pour la Ville.
Dans une telle ambiance, il ne faut pas s'étonner que "l'immobilisme est en marche et rien ne pourra l'arrêter" comme disait Edgar Faure.
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 02:42

Intervention sur le PPI


Le Plan Pluriannuel d'Investissement constitue la traduction financière et en termes d'opérations du projet de territoire, du projet urbain d'une ville.

Les objectifs d'un PPI sont doubles :

- mettre en cohérence les investissements de la ville avec sa vision de l'avenir

- permettre une plus grande lisibilité de ses opérations vis à vis de ses partenaires publics et privés.

Le Plan Pluriannuel d'Investissement doit ainsi devenir, avec le projet de la ville, un document de référence.

C'est pour ces raisons, que la présentation de votre Plan Pluri annuel d'Investissement était attendu.

Près d'un et demi après votre élection, nous avons enfin les élèments qui vont guider votre action pour les années à venir. Vos engagements électoraux, vos promesses, vos annonces dans la presse, les marges de manœuvre nouvelles que vous offraient l'Agglo, le Département et la Région, faisaient imaginer que l'innovation, l'ambition, les projets urbains structurants majeurs seraient au rendez-vous.

La déception est aujourd'hui à la hauteur des attentes.

Je vous dirais tout simplement : "Tout ça pour ça !!"

Pour faire un PPI, il faut des financements, vous dites que vous n'en n'avez pas beaucoup ! Il faut aussi une vision d'avenir de la ville. Et ça vous n'en n'avez pas du tout...


Pas de vision de l'avenir, pas d'ambition, l'abandon de tous vos engagements de campagne ou presque au profit d'un saupoudrage sans ligne directrice. Vous n'avez pas de vision de la ville et vous l'assumez en disant dans votre rapport que : "La préoccupation de l'équipe municipale consiste à réaliser des projets réalisables techniquement et financièrement !!!". Difficile de faire plus "techno". Finalement que restera-t-il de votre PPI ? Pas grand chose !!! Sauf, votre grand projet, l'augmentation des impôts. Pour vous PPI veut dire : Plan de Progression des Impôts !


Alors, il est vraiment difficile de faire ressortir quelque chose de saillant de ce plan. Il est même difficile d'y retrouver les priorités que vous annoncez. Où est l'attractivité ? Où est le développement durable ?


J'aurais pu me livrer à l'exercice de comparer votre programme électoral avec ce PPI, mais je vous l'épargne car il ne faut pas être trop cruel.

Sur vos annonces de ce soir, dont on verra par la suite ce qu'elles deviendront car vous nous avez appris à être prudents (cf le projet de l'Ile Lacroix), je voudrais souligner l'insuffisance évidente de certains investissements envisagés : 2 millions d'euros pour la réfection de la place des emmurés, 7 millions pour Luciline, 4 millions pour l'équipement sportif indispensable sur la rive gauche ou 3 millions pour Repainville et ce qui devait être un éco-quartier... Il est évident que ces projets sont soit menacés, soit promis à une réalisation au rabais.

Je voudrais aussi souligner ce qu'il n'y a pas dans ce PPI. Rien pour la place de la Cathédrale, sur la quelle vous aviez promis beaucoup et entre autres un jardin en lieu et place du palais des congrès. Rien sur les aménagements cyclables (oublié le remonte-pente vélo...). Rien sur la réfection des boulevards. Rien sur la maison des arts et des artistes. Etc ..


Quelques mots maintenant sur votre grand projet : L'augmentation des impôts.

Les Rouennais devront payer 8% de plus dès 2010. Ceci sans préjuger des hausses ultérieures les années suivantes.

C'est à  dire, que d'ici 2014 ce sont au moins 30 millions d'euros de pouvoir d'achat qui seront retirés aux rouennais. Quand vous dites que votre PPI découle de votre "...volonté de soutien à l'économie locale pour parvenir à traverser la crise ..." On en reste un peu abasourdis.
La pression fiscale revient ainsi à Rouen au-dessus de ce qu'elle était en 2001. Même équipe, même recette... Même équipe, dont l'une des premières décisions a été d'augmenter ses indemnités !

Nous dénonçons cette mesure :
- C'est un déni de démocratie. Vous aviez pris lors de la campagne électorale, l'engagement de ne pas augmenter les impôts. Comme pour beaucoup d'autres engagements, vous le reniez. Après les Jeux Olympiques de la Jeunesse, Monet Cathédrale, etc. c'est une preuve supplémentaire du caractère démagogique et mensonger de votre campagne de 2008. Et quand vous dites qu'il n'y aura pas d'autres hausses des impôts, il est difficile de vous croire !

- C'est une pression supplémentaire sur les Rouennais qui travaillent et sont directement confrontés à la crise. La crise ne doit pas être une excuse facile pour augmenter les impôts. Ce devrait être, au contraire, une exigence supplémentaire pour préserver le pouvoir d'achat de ceux qui contribuent à la production de richesse collective et qui sont susceptibles de maintenir l'activité.

- C'est le résultat d'une année de pilotage à vue d'une majorité sans projet plus préoccupée à démolir les projets en cours qu'à préparer l'avenir. Combien de points de fiscalité auront coûté les errements de la municipalité sur la Médiathèque ?

Tous ceux, qui de bonne foi, avaient pensé que Madame le Maire mettrait en place une nouvelle gouvernance peuvent aujourd'hui, alors que les masques tombent, prendre conscience de l'ampleur de la tromperie  !!


Ce plan montre clairement que de Rouen Motivée, nous sommes passés à Rouen Résignée.

Votre plan ce n'est pas un projet d'avenir. Au moment, où tout bouge, tout va vite, où se met en place le grand Paris, il était essentiel que Rouen montre son dynamisme, son ambition. Il était essentiel que les Rouennais saisissent les opportunités qui s'offrent à eux. Vous faites délibéremment le choix du repli sur soi. C'est une décision grave pour l'avenir car il faut beaucoup de temps pour construire le dynamisme d'une ville et peu de temps pour le briser.

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 22:44

Intervention sur le rapport sur la restauration scolaire

Première remarque. Cette présentation est l'exemple même du dysfonctionnement qui préside à la gouvernance de ce Conseil Municipal ! On nous présente aujourd'hui, sous forme d'un rapport des plus succinct et quand on lit certains passages dont on se demande s'il a été relu (quand par exemple, il nous est dit que seront consommés "des fruits et légumes de qualité et biologiques pour les filières maîtrisées" Comprenne qui pourra) alors que l'annonce de la décision a déjà été faite dans la presse depuis longtemps.

Une commission avait été créée sur le sujet, les élus de l'opposition qui avaient accepté d'y siéger n'ont pas été conviés, aucun dossier n'a été fourni, etc. C'est vraiment se moquer de l'opposition, des élus et finalement des Rouennais.

 

Deuxième remarque, ce que propose ce rapport outre des orientations sur lesquelles je reviendrai est de lancer un marché public pour une durée d'un an entre septembre 2010 et septembre 2011. C'est à dire beaucoup d'énergie municipale pour rédiger un cahier des charges et préparer le marché, et donc un coût de fonctionnement, pour une durée très courte qui ne permettra pas d'amortir les efforts de la ville. Ce qu'auraient permis un marché plus long ou une meilleure anticipation.

 

Sur le fond maintenant. Ce rapport propose deux orientations : Le choix d'introduire une alimentation bio dans les cantines de la ville et le choix d'un mode de gestion en régie directe. Avec, l'idée fallacieuse que l'une implique l'autre.

 

La préoccupation d'introduire des aliments bio dans le menu des cantines scolaires me paraît tout à fait respectable et intéressante. Reste à définir ce qu'est un aliment bio, car il faut être très prudent sur les appellations et le marketing qui s'est emparé du sujet. Mais, c'est une orientation tout à fait soutenable et que je suis tout à fait prêt à approuver même si je préférerai que l'on mette en avant le bon sens alimentaire plutôt que les étiquettes bio. Et je pense que ce n'est pas une mauvaise idée que de faire des cantines, un lieu privilégié de mise en application du développement durable. C'est à dire d'une préoccupation environnementale, économique et sociale.

Mais sincèrement, quand je lis les objectifs du projet, je me dis que l'on est à coté de la plaque  !!

- Préserver la santé des enfants. Qui pourrait dire le contraire et est-ce la première des mesures pour la santé des enfants?

- Développer l'agriculture biologique. Oui pourquoi pas, mais est-ce l'un des critères essentiels du choix fait pour nos cantines ?

- Améliorer la politique alimentaire de la ville. En a-t-elle une ? Ne s'applique-t-elle qu'aux cantines ?

- Associer tous les acteurs citoyens à ce projet. Là aussi qui peut être contre...

 

On aurait pu attendre des objectifs :

- d'équilibre nutritionnel

- d'éducation alimentaire

- de maîtrise du coût du ticket de cantine

 

Tout se passe comme si cette décision était un moyen pour répondre à d'autres enjeux qu'un projet en soi.

 

En ce qui concerne le mode de gestion. L'affirmation du choix de la régie publique ne me semble pas reposer sur des arguments très solides au vu de ce rapport.

La régie publique ne donne aucune garantie supplémentaire sur l'atteinte de vos objectifs. Un marché bien conçu avec un cahier des charges clair permet la même réponse à vos attentes.

Le choix doit donc se faire sur les coûts. Et les quelques éléments que vous nous fournissez semblent indiquer un surcoût pour la régie. Ce qui n'est pas surprenant. Qui le paiera ? :

- les contribuables auxquels vous augmentez les impôts et que vous alertez sans cesse sur l'importance des frais de fonctionnement ?

- les familles, alors que votre préoccupation devrait être de permettre le plus large accès possible à la restauration scolaire et le maintien du pouvoir d'achat de ceux qui sont le plus menacés par la crise ?

 

Je crains que votre décision ne soit à ce sujet purement idéologique et plus dictée par les rapports de force internes de votre majorité que par un choix raisonné.

 

Alors ne confondons pas les débats. Oui à une préoccupation alimentaire et nutritionnelle de nos enfants et non à une approche idéologique du sujet.

 

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 20:40

Paris-Normandie nous livre aujourd'hui le compte rendu de la commission "Ville durable" de la ville de Rouen. Article intéressant qui permet une étrange intrusion au coeur du système municipal.
Les travaux de cette commission font froid dans le dos et démontrent une fois de plus le pilotage à vue qui est à l'œuvre.
Mais pire, on y apprend clairement que de toute évidence c'est la gestion politicienne ("symbolique") qui prend le pas sur l'investissement et la préparation de l'avenir.

Si l'on reprend l'article point par point, on apprend que :
- Les impôts vont augmenter. On va renouer comme prévu avec les bonnes vieilles habitudes du mandat de 1995-2001 qui avait vu exploser les impôts à Rouen. Encore une promesse de campagne qui ne sera pas tenue... Dire que les mêmes donnent des leçons de pouvoir d'achat. Au passage la municipalité actuelle n'est pour rien à la stabilité en 2008 puisque cela était décidé avant son arrivée.
- Le plan pluri annuel d'investissement n'est toujours pas prêt et se fait visiblement dans la douleur (arbitrages internes à la majorité ?). Il serait trop tôt pour en parler... plus d'un an après l'élection tout de même. On nous le promet pour l'été, 2009 ? Sera-t-il fait avant la fin du mandat ? La question se pose. On apprend également qu'il se fait sur la base des besoins des services (?). On aurait préféré qu'il se fasse selon les besoins des habitants ou au nom d'un projet d'avenir. Mais bon, ...
- Le compte rendu semble également dire que la capacité de désendettement de la ville pourrait passer à 200 ans... Ca c'est du long terme ! J'espère qu'il ne s'agit que d'une faute de frappe ou alors c'est vrai que le débat ne doit pas être facile si la réflexion se base sur de tels chiffres. Aberrant.
- On apprend enfin qu'il faudra privilégier les dossiers qui ne coûtent rien et qui sont visibles et symboliques. Ca c'est de la vraie politique, de la bonne, du souci de l'avenir et de l'intérêt général. On aura donc des chartes, des concertations, des états généraux, des colis de Noël, etc. Tout cela est très sympathique mais pour les vrais problèmes (propreté, déplacements, emploi, investissements, services aux familles, modernisation des services, etc.), il faudra attendre.

Je pense qu'il y en a qui vont se faire rappeler à l'ordre de laisser traîner le compte-rendu de leurs brillantes réflexions.



Lire l'article de Paris Normandie

MAIRIE.La municipalité songe à augmenter les impôts l'an prochain, sans y avoir touché ces deux dernières années.

A Rouen, les impôts locaux (*) pourraient être revus à la hausse. Valérie Fourneyron, c'était une promesse de campagne, n'y a pas touché en 2008, ni en 2009. La donne risque cependant d'être différente en 2010.
S'il s'agit uniquement d'une possibilité, et bien qu'aucune communication officielle n'ait été faite sur le sujet, le compte-rendu d'une réunion d'un des services municipaux (en l'occurrence du pôle « ville durable » du 24 février dernier) fait état d'une telle hypothèse. Et ce, à l'heure où la municipalité socialo-verte-communiste cherche à ne pas exploser sa tirelire, dans le cadre de l'élaboration de son plan pluriannuel d'investissement. Sorte de feuille de route pour les cinq ans à venir.

« Situation très compliquée »
« A situation inchangée, les projections en 2011 font ressortir un niveau d'endettement de la Ville trop important, apprend-t-on dans ledit compte-rendu. Plusieurs pistes (probablement cumulatives) pourraient être suivies par les élus : diminution importante des investissements, réduction des coûts de fonctionnement, augmentation des impôts. »
Interrogée sur ce dernier point, le cabinet du maire reconnaît l'existence d'un tel « scénario ». En insistant sur le fait qu'il s'agit d'un scénario parmi d'autres et qu'aucune décision n'était prise : « Dans le pire des cas, d'ici 2014, on risquerait de passer à une capacité de désendettement à 200 ans. Contre 12 à 13 ans aujourd'hui. La situation est très compliquée. De plus, la crise est intervenue. Et puis, il faut dire que bon nombre de communes ont déjà augmenté leurs impôts. A Rouen, ils n'ont pas bougé en 2008 et en 2009. »
Quant au plan quinquennal actuellement en préparation, la Ville n'a pour l'instant « rien à dire ». « Il est trop tôt, assure-t-on au cabinet du maire. Aujourd'hui, nous récoltons les besoins des services. »
Dans le même compte-rendu de réunion mentionné plus haut, figurent tout de même les lignes directrices sur lesquelles les services sont invités à s'appuyer. Deux méritent de s'y attarder : « continuer à transférer les dépenses à la CAR (Communauté d'agglomération rouennaise, ndlr) ; suivre de près les petits dossiers où l'on a des recettes assurées et travailler sur le symbolique (avec effet d'appropriation par la population). » Comprendre : viser des actions peu coûteuses mais visibles.
La Ville présentera son plan d'investissement ficelé avant l'été.
GILLES TRIOLIER
(*) Les taux actuellement en vigueur à Rouen : 19,99 % pour la taxe d'habitation, 21,01 % pour la taxe sur le foncier bâti et 25,08 % pour le foncier non bâti.


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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 18:51
Une crèche est attendue depuis longtemps au CHU. Personnel jeune et en majorité féminin, amplitude importante des horaires de travail, le besoin est évident. Ce projet avait toujours échoué pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Grâce à la collaboration du CHU, de la Ville, du Conseil général et de la caisse d'allocations familiales ce projet est en passe d'aboutir puisque les travaux sont très avancés et que l'ouverture de la crèche est prévue pour le mois de Mai.
Cette crèche comportera des berceaux prioritairement destinés au personnel du CHU mais la municipalité qui a élaboré ce dossier avec le CHU avait prévu de mettre à disposition 15 berceaux pour les rouennais. Ceci permettait de diversifier l'offre de garde d'enfants pour les rouennais en particulier pour ceux qui ont des horaires qui rendent difficiles les autres moyens de garde présents sur la ville. Ces 15 berceaux auraient pu bénéficier à 20 ou 25 familles du fait des usages à temps partiel. La caisse d'allocations familiales devait participer au financement à hauteur de 50%. Tout semblait donc aller pour le mieux : un projet partagé, une offre nouvelle pour les familles rouennaises, un cofinancement ...
Et bien non  !! La nouvelle municipalité a brutalement arrêté ce projet et prévenu le CHU de son retrait...
Lors du Conseil municipal du 13 Mars, j'ai essayé d'en savoir plus, de comprendre les raisons de cet abandon. Et là, j'avoue que j'ai été atterré. L'adjointe chargée du dossier était, en fait, incapable de donner une explication cohérente. Elle m'a d'abord répondu que le projet avait été abandonné parce qu'il fallait faire une concertation. Elle a bon dos la concertation... Pour savoir quoi ? Si il y a des besoins de crèche à Rouen, si il y a des parents qui ont des problèmes de garde ou sur la couleur des berceaux ... Comme, l'adjointe en question prenait conscience de la fragilité de sa première réponse, elle s'est ensuite engagée dans une explication embrouillée sur la volonté de ne plus faire de crèches qu'en régie municipale et qu'elle ne pouvait accepter ce projet prévu en délégation de service à une société privée. Ah, ce serait donc idéologique ?? Impossible d'avoir plus d'information de la part de l'adjointe ou du Maire. On n'en saura pas plus.
Ce que l'on peut retenir est qu'une fois de plus un projet largement engagé est abandonné, que l'offre de places de crèches pour les rouennais est repoussée à une date ultérieure pour certainement beaucoup plus cher et que le service rendu à des parents, dont les horaires rendent peu accessibles les crèches actuelles, ne semble pas pertinent à la municipalité.
Et tout cela semble-t-il pour de bien mauvaises raisons : volonté de casser les projets de la municipalité précédente et idéologie.
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