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Portrait

Edgar Menguy

Conseiller Municipal de la ville de Rouen

Membre de l'UMP

Médecin réanimateur du CHU de Rouen

LA PERMANENCE VIRTUELLE

Vous êtes Rouennais et vous avez une question à me poser ou un problème que je peux vous aider à résoudre. Alors, n'hésitez pas ! Vous m'en faites part dans la boite à messages. Je vous donnerai la réponse et je la publierai sur ce blog afin que tout le monde puisse en profiter pour une expérience de démocratie locale en direct.

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Ce blog est un lieu de dialogue sur Rouen, la politique locale et nationale, l'Europe, l'urbanisme, l'environnement, les transports, la santé, la médecine, le sport, la culture, l'éducation et de façon générale sur tous les sujets d'actualité et de société.

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Edgar Menguy
 
 

 

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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 23:05
Après exposé des mesures mises en oeuvre à Rouen dans le cadre du plan de prévention de la grippe aviaire, le conseil municipal a décidé de mettre en place un groupe, dans lequel toutes les tendances seront représentées, afin de suivre ce dossier particulièrement sensible.
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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 23:02

A la suite d'un débat sur la fermeture d'une classe de CLIS à l'école Mulot, le conseil municipal a adopté à l'unanimité une motion contre la fermeture des CLIS. La conclusion de cette motion est la suivante :

"Afin de favoriser l'intégration des enfants en situation de handicap, le conseil municipal s'adresse à l'Inspecteur d'Académie pour lui demander :

- de doter l'aide à l'intégration scolaire des moyens suffisants en personnel et en structures

- de revenir sur les fermetures de CLIS notamment celles prévues sur le territoire de notre commune"

Affaire à suivre ...

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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 17:22

La question du logement est posée depuis plusieurs années de façon récurrente et légitime. Faciliter l'accès au logement pour chacun, améliorer les conditions d'habitation, mais aussi permettre des "parcours résidentiels" sont des responsabilités dont l'Etat et les collectivités locales doivent se saisir pour en garantir l'équilibre et s'assurer de la mise en œuvre.

Les quotas de construction de logement sociaux par chaque commune sont indispensables mais pas suffisants. Cela ne peut résumer une politique du logement social. C'est toute une gamme d'actions qui doivent être mises en œuvre. Soutenir les bailleurs sociaux existants et leur permettre d'améliorer leur parc locatif mais aussi de diminuer la vacance est une mesure importante de cet arsenal. C'était l'objet de l'une de nos délibérations lors du dernier conseil municipal ; certainement, l'une des plus importantes de la soirée (qui je dois le dire a fait l'objet d'un débat digne et responsable).

L’Office Public d’Aménagement et de Construction (O.P.A.C.) ROUEN Habitat est le principal bailleur de la Ville de ROUEN, avec un patrimoine de 8.464 logements soit environ les 2/3 des logements sociaux de la ville. Ces logements sont surtout localisés dans les quartiers du Grand Projet de Ville. Le parc est relativement ancien (39 ans en 2004 contre 28 ans en moyenne pour les offices) et n’a pas bénéficié des investissements qui auraient été nécessaires. Plus de 10% sont vacants.

Depuis plusieurs années, l’O.P.A.C. ROUEN Habitat connaît des difficultés financières résultant principalement d’une exploitation structurellement déficitaire.

L'objet de la délibération était de valider un plan de redressement et d'amélioration de la situation sur une période de 8 ans avec l'aide de la Caisse de Garantie du Logement Locatif Social. Ce plan mobilisera plus de 37 millions d'Euros, dont 11 à la charge de la ville.

Le résultat attendu est non seulement de pérenniser Rouen Habitat mais aussi d'améliorer la qualité de son offre à ses locataires et enfin de diminuer la vacance qui représente un potentiel de près de 800 logements à remettre sur le marché.

Des enjeux très importants qui justifient pleinement l'expression de la solidarité collective !

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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 23:41

Hier pendant le conseil municipal j'ai constaté que les blogs de rouen étaient bien représentés.

 J' y étais( bien sûr), mais il y avait aussi les blogueurs du Journal d'une Cantilienne, du Rouennais et du Blog Photo (peut-être une photo du Conseil Municipal ?). Peut-être d'autres ? Mais je ne les ai pas identifiés. J'interprète cette présence comme le signe de l'importance, évidente à mes yeux, que prendront les blogs dans les années à venir. C'est une bonne chose !

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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 14:56

Quelques soucis techniques hier. Le wifi ne fait pas toujours ce que l'on veut !!!!

Je vous invite à prendre connaissance des principales délibérations du conseil d'hier soir (via le compte-rendu de la lettre imagine-rouen).

Les commentaires sont les bienvenus !

Le budget :
Adopté à 19h57 après deux heures et demie de présentation et de débat, le budget 2006 de la Ville était la délibération la plus importante de ce conseil municipal. Le taux d'imposition sera voté lors du prochain conseil, lorsque les assiettes d'imposition seront fournies par l'administration. On se dirige vers 1% d'augmentation de la part municipale de nos impôts locaux pour l'année 2006.


Pierre Corneille :

C'est une tradition à Rouen de fêter l'écrivain, rouennais de naissance. C'est son 400e anniversaire. Rouen célébrera l'événement le 6 juin 2006. Petit couac, l'annonce de la non participation du Département et de la Région à cette commémoration. La nouvelle est tombée lundi dernier, les deux institutions se retiraient de cette organisation... Mais Corneille sera fêté.

Médiathèque :
Il est question d'avenant au marché de la maîtrise d'œuvre, de réalisation de tranchées de diagnostic d'archéologie sur Grammont. Rien de plus.

Cinéma le Melville :
La fréquentation des cinémas en France est en baisse, les cinémas d'art et d'essai comme le Melville à Rouen sont plus sensibles à ces baisses (107 000 spectateurs en 2002, 143 en 2003, 151 en 2004, 116 en 2005). La Ville considère qu'il est important de soutenir ce cinéma d'art et d'essai et de centre ville. Dans le cadre de la loi Sueur, la Ville peut prendre l'initiative d'une aide permettant aux autres collectivités de lui succéder. La minorité souligna que le meilleur moyen d'aider le Melville serait d'abandonner le projet des Docks sur les quais qui comprend un multiplex (projet déjà validé par le conseil et par les commissions extérieures)... L'occasion de dire publiquement ce que la ville prépare pour ce genre de cinéma. Le maire précisa que l'ouverture des Docks permettrait au Melville d'intégrer l'actuel Gaumont rue de la République. Une évolution majeure pour la diffusion et l'économie du cinéma d'art et d'essai à Rouen. Catherine Morin-Desailly précisa que le CNC! (centre national du cinéma) lui avait confirmé que la présence d'un multiplex était plutôt bénéfique aux chiffres de fréquentation des cinémas d'art et d'essai et que le constat était renouvelé dans beaucoup de régions. La situation de Rouen permettrait aux cinémas d'art et d'essai de passer de 4 salles à 7 salles (dont certaines en cinéma grand public) ce qui stabiliserait le projet de la rue de la République. À suivre...

Port et tourisme :
Subvention pour l'aménagement de deux halles d'accueil pour le tourisme de croisière. L'une sera en amont du 6e pont, l'autre en aval.

Assistantes maternelles :
Une première convention validée concerne la formation des assistant(e)s maternel(le)s et d'une convention avec le Département. Une autre concerne les déplacements des enfants.

Centre de loisirs :
Grosses évolutions des centres de loisirs et de leur organisation. Évolution des horaires (8h-18h). Mise en place d'une option d'accueil à la demi-journée. Mise en place d'un accueil le mercredi. Introduction de souplesse dans le paiement (phase de test). Organisation de journées portes-ouvertes pour les familles. Rédaction d'un règlement intérieur. Lancement d'un appel d'offre ouvert pour la restauration.

Rapport d'activité du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance :
Éric Césari a pu présenter ce compte-rendu et répondre aux questions des conseillers municipaux. Le Conseil (CLSPD) se présente sous la forme de 17 fiches actions regroupant un vaste programme allant de l'animation à destination d'adolescents, du renforcement des collaborations entre la Ville et la police nationale, l'aide aux victimes, la prévention des addictions, parentalité et absentéisme scolaire, réduction des nuisances sonores des deux roues, la charte de la vie nocturne, la vidéo-surveillance ou la sécurité des bâtiments publics et communaux.

Deux plans liés à l'environnement : prévention des risques d'inondation et de protection de l'atmosphère
Présentation, discussion, commentaires, ces plans sont validés par la Ville et réalisés en collaboration avec d'autres organismes (Drire, Préfecture, etc.). Ils découlent des lois relatives à la prévention des risques majeurs.

Voirie 2006 : les rues concernées
La liste des rues proposées n'est pas exhaustive. 75 km sur 240 km de rues rouennaises seront refaits depuis 2001 à la fin 2006. On en reparlera la semaine prochaine dans la lettre Imagine.

Stationnement résidentiel : mise en place
Il devrait être mis en place le 1er avril. En amont, communication et information seront réalisées auprès des habitants. Le stationnement résidentiel sera possible par l'acquisition d'une carte d'abonnement mensuelle, trimestrielle ou annuelle. Pour ce qui ne veulent pas de la carte, rien ne change sur le fonctionnement. La zone verte est supprimée et transformée avec la zone orange en une seule zone à tarif unique (alignée sur le tarif orange). Le tarif proposé pour la carte résident est de 15 euros par mois, 40 euros par trimestre et 120 euros à l'année (10 euros par mois, soit un peu moins de deux jours de stationnement aujourd'hui). Quatre zones de stationnement résidentiels sur le territoire de la commune. Le but premier est de permettre aux habitants de laisser leurs voitures dans la journée et d'utiliser des moyens de transports différents (co voiturage, vélo, transport en commun, marche à pied).

 

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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 23:44

Le conseil municipal a été ce soir le lieu d'un débat très important : Le débat sur l'implantation de la médiathèque. C'était un moment majeur de la vie municipale. Il s'agissait de choisir entre le site de Grammont et celui de l'Ecole Normale de garçons. Le vote (par scrutin public) a donné le résultat suivant :

Grammont : 41

Ecole Normale : 12

Abstention : 1

Je vous livre ci-dessous l'intervention que j'ai faite lors du débat.

" Ce débat est important et il faut se réjouir de l'avoir dans le cadre de ce Conseil Municipal. C'est l'honneur de notre assemblée que d'aborder publiquement ce genre de décision. C'est un débat difficile. Les certitudes définitives ne me semblent pas y avoir leur place. Il est légitime que chacun ait des doutes. J'en ai eu. Nous en aurons encore en sortant d'ici. C'est naturel.

En y réfléchissant, je me suis dit qu'il fallait l'aborder avec trois principes :

- celui de la volonté. Celle de voir se réaliser la médiathèque dans les meilleurs délais. Cet équipement est indispensable à la ville, à l'agglomération, voire à la région.

- celui de la sérénité. Ce débat dépasse les considérations du moment. Il s'inscrit dans le long terme. Il ne faut pas céder aux arrière-pensées de tous ordres.

- celui de la vision de l'avenir. Nous devons définir notre position par rapport à une vision d'avenir et non par rapport à une vision du passé ou même du présent. Cela s'applique au choix du site qui n'a pas vocation à être extrait de l'évolution du reste de la ville. Cela s'applique également au fonctionnement de la future médiathèque. Il ne s'agit pas de simplement déplacer la salle d'étude de la bibliothèque Villon et ce qui l'entourait. La nostalgie que nous avons tous de ce lieu et de ce que nous avons pu y vivre ne peut nous tenir de feuille de route pour la future médiathèque.

Une fois posés ces principes, je me suis interrogé sur les raisons qui nous poussent depuis maintenant presque 4 ans à ne pas trouver de terrain d'entente (sans jeu de mots) sur le sujet. Il me semble que c'est parce qu'il n'y a pas un mais deux débats qui se développent de façon parallèle. Il y a un débat sur le pari urbain que représente le choix du site et un débat sur la réussite du projet culturel de la future médiathèque en fonction du site. Les 2 débats sont légitimes. La question est de savoir si il est possible de gagner sur les 2 tableaux. C'est, je pense, ce que tout le monde peut souhaiter. Je suis persuadé que c’est possible.

Premier débat : Le pari urbain.

Le choix du site est d'abord un choix d'urbanisme. Implanter un grand équipement public ne peut se concevoir sans une réflexion beaucoup plus large. C'est aussi attendre un impact positif pour le lieu d'implantation. En créant une nouvelle centralité, cet équipement doit avoir un "effet locomotive" pour un quartier mais aussi un intérêt en terme d'"aménagement du territoire" de la ville. J'observe que les premiers débats ont abouti à un premier consensus : celui du choix d'une implantation sur la rive gauche. C'est une première décision importante.

Lequel des 2 sites étudiés aura le plus fort impact urbain ? Pour répondre il est nécessaire d'avoir quelques repères dans l'espace et dans le temps. L'opération d'urbanisme de Saint Sever a été le point de départ de la reconquête de la rive gauche. Le métro, construit secondairement, l'a confortée. Elle est aujourd'hui terminée. Depuis déjà plusieurs années, la ville et l'agglomération améliorent le système de desserte urbaine, réalisent des projets de requalification des espaces publics, réaménagent les quais de Seine. Le grand projet de « Seine Ouest » s’inscrit dans cette logique et porte une grande ambition qui se concrétise par la construction en cours du sixième pont. Peut-on imaginer un projet d’une même ampleur qui porterait sur le site de « Seine Est » et prendrait en quelque sorte, à terme la relève du précédent ? Une redéfinition et une diversification des activités de ce territoire remarquablement situé en bord de Seine et dans le prolongement des quais rive gauche, s’imposeront dans un avenir plus ou moins proche. C'est l'un des enjeux de l'étude de définition que nous allons conduire en 2006. La localisation de la Médiathèque doit s’apprécier dans cette dynamique générale de transformation et de croissance.

Alors quel choix de localisation ?

Dans ce contexte, les deux situations urbaines pour l’accueil de la médiathèque ne se présentent pas de manière équivalente et n’auraient pas dans le temps un impact identique. Au regard des dynamiques urbaines, l’effet d’entraînement et d’impact sur l’avenir du site de l’ancienne Ecole Normale d’Instituteurs seraient atténués dans un quartier de la ville qui possède déjà une notoriété affirmée et dispose, avec le Centre Saint-Sever d’équipements conséquents. Autour de cette centralité, la ville est déjà constituée même si des imperfections subsistent et la médiathèque ne participerait qu’à la complexification d’un lieu existant sans ajouter à son animation en raison de sa position sensiblement à l’écart.

Si l’on se réfère à la dynamique urbaine évoquée plus haut, le site de Grammont et les potentialités de son environnement sont au cœur de projets futurs. Parmi ceux-ci la création d’une gare nouvelle entraînera des bouleversements qui seront peu à peu révélés par les études d’urbanisme déjà lancées. L’inscription du quartier de Grammont dans la dynamique opérationnelle du GPV, est un signe fort de renouvellement et de création d’une nouvelle identité à laquelle participe déjà le parc urbain récemment inauguré. Pour les habitants de ce quartier, la Médiathèque sera non seulement un symbole de transformation et de modernisation, mais également un outil puissant d’éducation et de formation en direction des résidents et principalement des enfants et des adolescents. Dans ce sens, le projet de construction d’une Médiathèque prendra tout son sens de projet culturel et social qu’il entend être pour les habitants de l’ensemble de l’Agglomération rouennaise. Il devrait rapidement entraîner d’autres actions de revalorisation du site de Grammont déjà entamées avec la Clinique Mathilde et le parc.

En élargissant ainsi le regard, Grammont n’apparaît plus dans une position marginale mais bien dans une situation propre à satisfaire sa vocation d’ouverture la plus large possible à tous les publics de l’Aire Urbaine et comme un signe d’un intérêt nouveau porté par la Ville à ce quartier. Dans ce débat, l'avantage est donc à Grammont car il s'agit d'un pari urbain porteur d'avenir et de sens.

Deuxième débat : Les conditions du succès du projet culturel

Les inspecteurs généraux, chargés d'expertiser le projet, ont mis en évidence trois conditions à la réussite : l’attractivité, la visibilité et l’accessibilité. Il faut tenir compte de ces remarques.

Je n’insisterai pas sur l’attractivité de la médiathèque en elle-même. Cela va de soi.

La visibilité

L'idée est que le succès de la Médiathèque dépend en partie d'une fréquentation de passage ou d'opportunité. Il est vrai que dans la situation actuelle, l'avantage est au site de l'Ecole Normale. Je pense qu'il faut relativiser cet élément pour plusieurs raisons. Tout d'abord, je ne suis pas persuadé que le passage en automobile devant la Médiathèque soit une garantie certaine de son succès. Par ailleurs, le passage des piétons est assez limité sur le site et ne semble pas avoir un important potentiel de développement. Pour Grammont, si le nombre de passages est inférieur et qu'il le restera pour ce qui est du passage des automobiles, il existe un potentiel d'augmentation de la fréquentation piétonnière liée à la dynamique du quartier. Pour poursuivre sur la visibilité, je pense que celle-ci ne doit plus s'envisager sur le seul aspect physique. La visibilité, c'est aussi la communication, l'information, la création d'évènements ou l'utilisation des technologies de l'information. Pour l'avenir, je crois plus à la visibilité sur internet qu'à celle liée au passage des voitures.

L’accessibilité

L’accessibilité doit pouvoir se faire par l’ensemble des moyens de déplacement : A pied, à vélo, par les transports en commun (ou scolaires) et en voiture.

Pour ce qui concerne l’accessibilité à pied, il est généralement considéré qu’elle concerne un cercle d’attraction d’environ 800 mètres. L’avantage est actuellement à l’Ecole Normale. En effet, la densité de population y est plus élevée qu’à Grammont. Mais la construction de nouveaux logements sur Rouen et Sotteville modifiera cette donnée. Pour le vélo, il faut considérer que les 2 sites sont équivalents. Dans les 2 cas, il est nécessaire de réaliser une piste cyclable.

Pour les transports en commun, l’avantage est incontestablement aujourd’hui au site de l’Ecole Normale. Il est évident que le choix de Grammont impose une modification de la desserte par les transports en commun. Cela est-il un désavantage rédhibitoire ? A mon avis NON. Parce que :

- Cette modification sera de toute façon rendue indispensable par le développement du quartier (montée en puissance de la clinique – 15% par an-, fréquentation du parc, construction de logements)

- Le projet de gare rive gauche dans ses 2 scénarios les plus probables seront favorables à Grammont

- Le projet de Tram-train y contribuera

A ce niveau, il y a un choix. Urbanisme et transports sont indissociables. Mais si les choix d’urbanisme doivent se faire autour des infrastructures de transports, il est aussi des situations où les infrastructures de transport doivent être décidées en fonction des choix d’urbanisme (je citais saint Sever). Une position dogmatique et « définitive » est à rejeter. La TCAR l’affiche d’ailleurs clairement sur son site d’accueil en disant de son réseau que… « Son adaptation régulière a pour objectif de répondre efficacement à vos besoins afin de vous apporter confort et facilité de déplacement.».

Enfin, l’accessibilité en voiture doit également être envisagée même si elle ne doit pas être favorisée. L’exemple des autres médiathèques montre que quelque soit la qualité des transports en commun, les usagers viennent parfois de loin et tous ne sont pas utilisateurs des transports en commun.

Pour terminer sur ce chapitre, il me semble qu’il y a d’autres formes d’accessibilité : l’accessibilité sociale et là je suis certain que l’avantage est à Grammont mais aussi l’accessibilité horaire (extension des horaires, ouverture du week-end, etc .) qui est équivalente pour les 2 sites. De mon point de vue, elle devrait aussi faire l’objet du travail préparatoire. L'accessibilité, c'est enfin l'architecture du réseau des bibliothèques qu'il faudrait préciser. De façon intuitive (mais cela est à vérifier) j'ai l'impression que le site Grammont ouvre plus de possibilités. Pour les conditions de la réussite, telles que définies par les inspecteurs généraux, l'avantage est aujourd'hui à l'Ecole Normale. Il me semble cependant qu'il existe de larges marges de manœuvre pour les réunir sur le site de Grammont. Ce qui bénéficiera à tout le quartier.

Pour conclure.

Le pari urbain n'est pas l'ennemi de la réussite du projet culturel. Après avoir mené cette réflexion, je me prononcerai donc pour le choix de Grammont car je pense que c'est celui :

- qui concilie de la meilleur manière les aspects urbains et sociaux

- qui refera de ce quartier un quartier à part entière de la ville

- qui relève d'une vision de l'avenir courageuse et confiante.

Mais je crois qu'il faut que nous nous donnions les moyens de la réussite. Le pari urbain ne doit pas nous faire peur mais je suis tout à fait convaincu qu'il réussira si le succès de la médiathèque est au rendez-vous. Pour cela, il faut décider dès maintenant de s'en donner les moyens de façon large et déterminée. Pour cela, il faut tous nous regrouper pour donner à ce projet, le maximum de visibilité, pour prévoir l'amélioration de son accessibilité par des modifications de la desserte des transports en commun et enfin par un travail sur l'insertion de cette médiathèque dans un réseau de la lecture, des loisirs et de l'éducation tant au niveau de la ville que de l'agglomération.

Le vote de ce soir est le début d'un grand chantier qui dépasse largement les aspects purement techniques. Il s'agit de décider de créer un nouveau pôle dans la ville en faisant de Grammont un lieu de culture, d’informations, de loisirs, pour les adultes et les adolescents, d’éveil pour les enfants. Un exemple de reconquête sociale et urbaine."

Voir aussi Médiathèque : l'exemple d'Orléans

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

Parmi les délibérations du conseil municipal : Financement d'une grande exposition à Rouen en 2006.

"Miroir du temps, chefs d'œuvre des musées de Florence". 80 peintures et sculptures, objets d'art, des chefs d'œuvre de la Renaissance. Lippi, Botticelli, Raphaël, Titien et beaucoup d'autres seront rassemblés à Rouen... les perspectives sont très belles. L'objectif est de dépasser les 100000 visiteurs. Le budget prévisionnel est voté. C'est un événement majeur qui se prépare et qui sera présenté à Pékin et à Rouen en début d'année 2006.

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

Parmi les délibérations de ce soir : Le choix de trois équipes pour mener une étude de définition sur le devenir des quais rive gauche et du site de la gare Saint Sever.

Ces territoires sont aujourd'hui sans destination précise, délaissés par le temps. Ils représentent un formidable terrain de projet pour la ville, une opportunité de reconquète de l'espace public et des rives de la Seine. Un appel d'offre avait suscité 30 réponses, 9 candidats ont été retenus et ils sont maintenant 3 à être choisis pour participer à un concours d'idées et de solutions de réalisation. Je me suis engagé lors de la présentation à ce que sujet fasse l'objet d'un grand débat public en 2006 avec les habitants, les conseils de quartier mais aussi tous les acteurs présents sur le site et l'ensemble des collectivités locales. C'est un sujet majeur pour l'avenir de notre ville.

Les équipes choisies sont les suivantes :

-François Grether. Urbaniste du projet Lyon confluence

-Yves Lion. Auteur de nombreux projets d'urbanisme et d'architecture

-L'atelier Tangente

Lire l'article de Paris-Normandie

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

Parmi les délibérations du conseil municipal de ce soir : Adoption d'une charte de la vie nocturne.

La police et les fermetures administratives sont gérées par le Préfet. Plutôt que de continuer à voir les gérants d'établissements, la police et évidemment les habitants (principaux intéressés) n'échanger qu'au travers de plaintes, pétitions et fermetures, la ville fait le choix de passer à l'action et d'instaurer le dialogue entre tous ces intervenants qui n'ont pas pour habitude de discuter beaucoup. La charte de la vie nocturne est proposée. Elle offrira un lieu de concertation pour tenter de résoudre les problèmes avant les poursuites. Écoute, compréhension, efforts de part et d'autres sont au programme pour éviter les sanctions et fermetures qui ne résolvent que ponctuellement les problèmes générés par la proximité en centre ville de lieux d'habitation et d'établissements de vie nocturne. Les établissements qui respecteront ces règles de bon voisinage pourront obtenir, par exemple, des autorisations d'ouverture au-delà des 2 heures du matin.

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26 septembre 2005 1 26 /09 /septembre /2005 00:00

L'université de Rouen fêtera prochainement ses 40 ans. Elle est un élèment majeur du rayonnement et de la renommée de Rouen. Elle doit être soutenue dans la période difficile qu'elle traverse actuellement.

Le conseil municipal a voté à l'unanimité une motion de soutien à son université et demandé à l'Etat qu'il mette fin aux difficultés financières qu'elle connait actuellement.

Il convient donc que le Ministère s’engage à pratiquer, pour 2006, la remise à niveau nécessaire. C’est la condition d’une reprise rapide des cours que souhaite la communauté universitaire.

 

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