Blog d'Edgar Menguy, conseiller municipal de la ville de Rouen
Ce n'est pas une bonne nouvelle mais ce n'est pas non plus une surprise : L'Euroscepticisme est en hausse d'après le dernier Eurobarométre.
Selon cette enquête réalisée quelques mois après le rejet de la Constitution en France et aux Pays-Bas et avant la résolution de la crise budgétaire, 50% seulement des Européens considèrent que l'appartenance à l'UE est une bonne chose, contre 54% au printemps dernier.
Parmi les 25, l'Autriche et le Royaume-Uni sont les plus eurosceptiques, avec respectivement 32% et 34% d'opinions positives. Le Luxembourg (82%) et l'Irlande (73%) sont les plus grands supporteurs de l'Union. L'Union et la Commission devront notamment convaincre les citoyens du bien-fondé de l'élargissement, soutenu désormais par moins de la moitié des personnes interrogées (49% contre 50% au printemps).
L'Autriche (29% pour, 60% contre), le Luxembourg (31% pour, 63% contre) et la France (31% pour, 60% contre) sont très hostiles à toute nouvelle adhésion alors que la Grèce (74% pour, 24% contre) et la Slovénie (74% pour, 20% contre) y sont très favorables.
La Turquie, qui a entamé en octobre ses négociations d'adhésion à l'UE, fait la quasi unanimité contre elle, avec seulement cinq Etats membres favorables à son adhésion (Espagne, Pologne, Portugal, Suède et Slovénie).
Ces chiffres montrent que le vieux débat entre approfondissement et élargissement, faute d'avoir été tranché en temps utile, est en train de menacer la construction Européenne. Approfondissement et élargissement sont rejetés. Il est grand temps de relancer la construction de l'Europe. Nous sommes à un moment charnière. Ne rien faire serait prendre une lourde responsabilité pour l'avenir.