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Blog d'Edgar Menguy, conseiller municipal de la ville de Rouen

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Politique de stationnement : De la surface des piétons


 J'ai lu avec intérêt le programme de la politique de circulation tel qu'il est envisagé par la municipalité.
Si les intentions de réduction de la pollution sont bonnes, les orientations sont pour le moins ... confuses ! Et les annonces s'affranchissent de tout principe de réalité. Quant à la concertation avec les habitants, les commerçants, les résidants ??? On la fera ... après
En fait, on ne comprend pas grand chose.

Je note que l'on devrait, enfin, mettre en place les stations Cy'clic qui devaient être réalisées. Pour celle de la gare, lorsque j'avais posé la question au Conseil Municipal, il m'avait été répondu qu'il fallait une concertation avec les habitants... maintenant il y a des problèmes techniques... bref, ça traine. Pas facile de mettre en place ce que l'on a décrié et qui pourtant est réclamé par les habitants !
Je note également que la démarche de PDE que nous avions lancée avec le CHU, le CCAS et Habitat 76 va être poursuivie. Tant mieux !

Enfin, je n'ai pas resisté à un fou rire en lisant que d'après l'Adjoint à la circulation, un piéton occupe un espace de 30 cm2 !!!! Faites le test. Vous prenez une feuille de papier, vous tracez un rectangle de 3cm sur 10cm, vous la posez par terre et vous essayez de monter dessus !!! Tout cela n'est décidemment pas très sérieux et une fois le rire passé, on ne peut qu'être inquiet tant les affaires de la ville semblent de plus en plus être soumises au pilotage à vue. 
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N
messieurs les grands matématiciens... d'une tradicien certes plus épicurienne que pythagoricienne, 30cm2... ce n'est ni 3 x 10 cm... ni 30 x 30 cm... mais 100 x 30 cm. Olivier, psychologue, et non prof d'algèbre
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S
Naturellement tout ce qui contribue à réduire la pollution est bienvenu. L’ouverture des espaces publics à l’espace piétonnier est souhaitable. Mais il ne faut pas que cette option soit prise dans un esprit d’hostilité vis à vis des usagers des autres moyens de transport. Cela veut dire que tout le monde, piétons, cyclistes, automobilistes, doit y trouver son compte et que la politique doit être de synthèse. Il faut aménager une circulation partagée.<br />  <br /> Il serait donc souhaitable que les étapes de cette politique de la circulation soit organisées dans le temps de façon à ne léser personnes. Etendre le plateau piétonnier sans se soucier d’augmenter le nombre de places de stationnements à la périphérie et sans investir dans la fluidification de la circulation automobile sur les boulevards relève de la démagogie et complique la vie de ceux qui n’ont pas accès à un moyen de transport correspondant à leurs nécessités, qui sont généralement ceux qui habitent loin et ne sont pas les plus aisés.<br />  <br /> Ajoutons que dans le cadre de cette politiques de synthèse, il serait sans doute approprié de réserver le stationnement dans les parkings du centre ville aux riverains et à laisser le stationnement de surface aux personnes de passage. Sans doute aussi serait-il bénéfique d’éliminer les transport en commun lourds du centre ville en organisant des ruptures de charge et d’y substituer des minibus ou modes de transports légers. Enfin, le péage, formule retenue avec succès dans plusieurs villes, est un moyen de dissuasion de la circulation automobile qui laisse la liberté d’accès aux urgences.<br />  <br /> En conclusion, la politique de la circulation en ville n’est pas facile à organiser. Elle met en jeu des investissements en infrastructure. Elle suppose aussi qu’elle soit conduite avec le maximum de compréhension et le souci des autres de façon que tous le monde y trouve son compte. La solution qui consiste à aggraver la situation de certains sans considération de leurs nécessités (je pense aux usagers de l’automobile) ne me paraît ni juste ni conforme à l’intérêt général.
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R
Petite précision pour Agrum : tu as visiblement l'air d'ignorer que pour beaucoup d'usagers, le théâtre des arts représente avant tout le principal noeud de correspondance du réseau de bus avant d'être un lieu culturel, où j'avoue ne pas avoir mis les pieds depuis presque 10 ans. C'est un lieu qui draine donc beaucoup d'usagers qui font la correspondance avec le Métro ou TEOR, ou qui vont simplement faire leurs courses dans le centre-ville.Ensuite, aucun des deux lignes ne sert à traverser la ville. La 20 correspond à la mise bout à bout de deux axes (Bihorel - Rouen et Saint-Léger - Rouen) et il n'y a pas grand monde qui traverse Rouen. Les gens de Saint-Léger (et surtout du Mont-Gargan) vont prendre le métro au Théâtre des Arts et les Bihorellais vont faire leurs coursesou travailler en centre-ville (je fais simple). Quant à la 8, elle s'arrête dans Rouen sur l'île Lacroix, on ne peut donc pas traverser la ville avec.En revanche, c'est exact que les performances du 20 sont insuffisantes et sont un bon exemple du besoin de favoriser la circulation des bus dans Rouen.
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R
@ Dominique Bied : Il est rigoureusement faux de dire que les milliards investis dans les transports en commun n'ont servi à rien. Milliards qui sont tout d'abord à relativiser dans la mesure où ils incluent souvent des opérations d'urbanisme. Tu te permets de dire ca parce que tu te bases sur l'exemple de Rouen qui est un mauvais exemple, dans la mesure où c'est le plus mauvais élève de la classe. Dans le même registre, des gens nous font la démontration qu'on peut rendre les transports gratuits sur la base des (mauvais) chiffres financiers du réseau de Rouen, alors que si on prend les chiffres de Montpellier ou de Strasbourg, on arrive à la conclusion que ce serait un gouffre financier colossal*.Mais revenons à la question de l'efficacité des investissements dans les transports en commun. Si nous sommes restés à 80% d'usage de la voiture, nous sommes d'abord bien les seuls (ce chiffre a régressé à Strasbourg, Nantes, Grenoble, Montpellier et Rennes), et il s'agit déjà d'un progrès en valeur relative puisque ce chiffre n'avait cessé de progresser jusque là.Ensuite, le manque de rendement n'est pas lié à la mauvaise efficacité des investissments en eux-même, mais à l'absence de mesures d'accompagnement. Dans le même temps que l'on faisait ces investissments, on a laissé se développer des zones pavillonnaires en pleine campagne qui induisent un usage quasi exclusif de la voiture (par exemple, Rennes a été beaucoup plus stricte en matière d'urbanisme), on a laissé des règles de circulation éminemment favorables à la voiture (il n'y a qu'à Rouen que le tramway et les bus à haut niveau de service n'ont pas la priorité aux feux), et il y a encore bien d'autres choses qu'on a fait (ou pas fait) qui ont laissé l'automobile se maintenir au détriment du transport en commun et du vélo.Si on met en place ton système de taxis collectifs, qui est par ailleurs très ingénieux, c'est incontestable, il connaîtra exactement le même problème d'efficacité en l'absence de mesures d'accompagnement. De même pour une politique en faveur du vélo. Les gens acceptent à postériori très bien de prendre les transports en commun ou de se déplacer à vélo, mais si on ne les pousse pas un peu, ils ne franchiront jamais le pas.Enfin, dernier point, on ne peut pas se passer de transports collectifs lourds, fussent-ils chers à construire, dans les grandes villes. Il suffit de regarder à Windhoek (capitale de la Namibie, dans le sud-ouest de l'Afrique) pour s'en convaincre. En dépit d'une faible taille (200000 habitants), de larges avenues, et de gens qui se déplacent essentiellement à plusieurs en taxi (cela correspond à l'usage de la voiture qu'il y aurait avec ton système), il y a un superbe embouteillage sur la John Meinert Straße.*: à Rouen, la vente des titres de transports couvre à peine un tiers des coûts d'exploitation du réseau, tandis que à Montpellier et Strasbourg elle en couvre plus de la moitié. Il convient aussi de rappeler que l'instauration de la gratuité n'a entraîné aucune baisse de l'usage de la voiture (la hausse du trafic venant de gens qui auparavant se déplacaient à pieds) dans les villes où cela a été mis en place.
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A
Monsieur RC Honningsvåg > le 8 n'est pas prévu pour aller au théâtre, voyons! Même s'il peut servir à cela (de moins en moins d'ailleur vue la programmation désastreuse de ces dernières années) le 8 et le 20 servent tout bonnement à faire passer les usagers de part et d'autre de la ville (en gros du nord au sud et de l'est à l'ouest) sans avoir à les faire changer pour le métro à un bout de la rue J.d'arc et reprendre un autre bus à l'autre bout. Ce serait inepte de forcer les gens à faire cela, surtout quotidiennement. Le 20 dailleurs est un désastre: pratiquement jamais en temps et en heure par rapport aux horaires affichés (un cauchemar en ce moment nous dit-on: jusqu'à 3/4 d'heure supplémentaire de perte de temps par jour pour les usagers) il montre qu'organiser cela n'est possible qu'avec une collaboration honnête et cohérent de la municipalité. Espérons que cela va changer alors!
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