Blog d'Edgar Menguy, conseiller municipal de la ville de Rouen
CONTRE TOUTE ATTENTE
En effet, au moment où 18 des 25 plots LODS viennent juste d'être réhabilités par le bailleur social IBS, cette décision semble incompréhensible. Surtout après les éloges émis autour de ces bâtiments lors de leur inauguration en octobre 2008, les décrivant comme « Emblématique de l'architecture des années 1970 » (Le Moniteur, 7 novembre 2008, p.36) ou mettant en avant « une autre vision de l'habitat collectif qui à l'époque était originale, pour ne pas dire avant-gardiste. » (Rouen Magazine, du 14 au 28 nov. 2008, p.19) Alors pourquoi ces 3 plots en question qui devaient eux aussi être rénovés pour accueillir les services de la ville et des bureaux, doivent ils être détruits ?
DANS UN QUARTIER EN DIFFICULTÉ
Dans la stratégie urbaine proposé par le Grand Projet de Ville (GPV) pour le quartier de la Grand-Mare, ces trois immeubles devaient en effet être reconvertis en locaux d'activité et de bureaux dans un quartier qui a cruellement besoin de nouvelles activités économiques, et ce malgré la Zone franche urbaine.
UN ENSEMBLE PROTÉGÉ MENACÉ
Mais le plus étonnant réside dans le fait que ces immeubles sont clairement protégés par le Plan local d'urbanisme de Rouen en tant qu'ensemble bâti homogène. (Plan local d’urbanisme de Rouen Ensembles bâtis protégés Rive droite, p.219). Par conséquent, «ce n'est pas simplement la cohérence des différents éléments de l'ensemble qui doit être maintenue, mais véritablement leur homogénéité originelle, ce qui limite beaucoup les possibilités de modification et exclut en principe les démolitions. » (Plan local d'urbanisme de Rouen Règlement, p.70)
ALORS QUE CETTE ARCHITECTURE EST UN PATRIMOINE À VALORISER
En effet, le patrimoine bâti des immeubles de Marcel Lods a été reconnu par la SCURE (Société de Conseil en Urbanisme Réalisations et Etudes) comme d’une qualité indéniable devant être mis en valeur. (Plan local d’urbanisme de Rouen – Orientations d’aménagement par secteurs, p.8). Avis d’ailleurs partagé par l’urbaniste Nicolas MICHELIN mandaté par le GPV pour repenser l’ensemble du quartier.
MOBILISONS-NOUS POUR SAUVER LES LODS !
Que ce soit au niveau économique ou patrimonial, cette décision est lourde de conséquence pour l’avenir des Hauts de Rouen ! C’est pourquoi nous envisageons de constituer une association afin d’informer le public sur le danger que court le patrimoine architectural de
la Grand’Mare, et de proposer des solutions concrètes à la municipalité.
Merci de vous manifester si vous souhaitez soutenir notre initiative auprès de :
Urbaniste & passionné d'architecture
Documentaliste & passionnée de la Grand-Mare