Hier soir, je suis allé écouter François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, qui était de passage dans la région : à Auffay plus exactement. Au-delà de la qualité et de la clarté de son discours, des orientations proposées et des arguments avancés, j'en retiens surtout la définition, donnée au fil des propos, de ce que devrait être l'action politique. Comme lui, je suis persuadé que dans la crise politique majeure que nous traversons il est indispensable de changer la façon de faire de la politique. Ce sera, me semble-t-il, l'un des enjeux des prochaines élections.
Quelques éléments simples (ou quelques principes à retenir) que je vous livre sans ordre précis comme une feuille de route pour les futures échéances :
- La continuité. L'action publique ne peut se concevoir que dans une certaine durée. Comment peut-on espérer initier un changement en quelques mois ("durée de vie des ministres" d'environ 18 mois !!!!) ? Il semblerait raisonnable que le rythme d'une législature soit respecté. C'est le temps nécessaire à la mise en oeuvre d'un programme et d'une action visible. - La persévérance. Elle est différente de la continuité. Par persévérance, il faut entendre la capacité à garder le cap et à tenir bon pour atteindre ses objectifs. Faute de persévérance, il est impossible de fédérer ceux qui souhaitent la réforme ou le changement. - La vérité. C'est la condition sine qua non de la confiance. Or, la crise politique actuelle est bien une crise de confiance. Un bon exemple est le débat sur les régimes spéciaux. Il est tout à fait légitime d'en parler avant les élections. Il ne faut pas écouter les conseillers qui voudraient que l'on ne parle pas d'un sujet pour cause d'élection ! Les suivre serait un véritable paradoxe. Ce serait manquer de respect pour les électeurs. Ce serait discréditer l'action politique et rendre impossible toute réforme ultérieure. - La liberté. On ne peut réellement agir et bien le faire que si l'on est libre. Cette liberté, au sein en particulier des partis politiques, est indispensable. Elle a une contrepartie : la confrontation des idées et le débat. Mais, n'est ce pas la définition même de la politique ? Personnellement, je suis très attaché au respect de cette valeur essentielle. - L'efficacité. Elle découle des autres principes. Il est impératif d'agir et de traiter les problèmes concrets. Pour cela il faut être efficace. Et dans cet objectif, j'ai retenu l'une des idées évoquées par François Fillon (proposition de Nicolas Sarkozy) qui est de restreindre l'équipe gouvernementale à 15 ministres. Cela me semble tout à fait pertinent. Il y a certainement bien d'autres pistes.
Ces quelques idées dessinent une nouvelle forme de politique. Celle d'une nouvelle génération politique. Celle d'hommes et femmes politiques plus en phase avec la société. Il faut se donner tous les moyens pour mettre ces idées en oeuvre. C'est ainsi que nous pourrons redonner confiance dans l'action politique et dans l'avenir.
C'est, en tous cas, dans cette optique que je conçois mon engagement politique.
Bonjour, <br />
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Sympa comme moyen mémotechnique, les 5 L , cela me rappelle quelque chose.. mais c'est pour moi, les 6 E..<br />
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Toujours aussi sérieusement, j'ai beaucoup apprécié le podcast d'Alain Lambert, celui où il parle d'économie.. certes c'est très certainement un de ses sujets préférés.. mais le faîtes de dire qu'il faut parler aux Français d'économie en essayant avec des propos concrets, tels les exemples qu'il donne sur le sujet, j'ai trouvé cela très intéressant. .. <br />
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Sortir la simplicité de la complexité.. c'est tout un programme..<br />
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