Blog d'Edgar Menguy, conseiller municipal de la ville de Rouen
Entre le tsunami, le référendum raté (bien que décisif pour l’avenir de l’Europe) les catastrophes aériennes, le cyclone Katrina et les dramatiques incendies dans les immeubles parisiens de ces derniers jours ... quel rapport ?
Aucun bien sûr, sinon d’installer dans les esprits le sentiment de l’imprévisible, de l’éventuelle catastrophe, de la peur mais aussi de la nécessité de "faire quelque chose". Autrefois, les sociétés s’en remettaient à la "Providence" pour déchiffrer le sens de l’imprévisible : c’était une manière de donner du sens à ce qui semblait ne pas en avoir. Aujourd'hui les modernes que nous pensons être ont plus volontiers tendance à compter sur leur pouvoir de maîtrise de l’événement, n'hésitant pas à le surestimer. Certains au contraire se réfugient dans la croyance en la toute-puissance de la "Providence", allant parfois jusqu'au fanatisme.
Voilà bien une fracture profonde de notre société mondiale ! Compréhension du destin sous le signe de la "Providence" contre gestion sécuritaire d’une société sur elle-même.
Beaucoup d'entre nous, n'ayant plus de repères clairs, sont désemparés entre ces deux extrêmes.
Trouver le bon équilibre entre ces deux lectures des évènements est certainement l'une des tâches importantes pour les hommes politiques d'aujourd'hui et de demain.