Blog d'Edgar Menguy, conseiller municipal de la ville de Rouen
La question du logement est posée depuis plusieurs années de façon récurrente et légitime. Faciliter l'accès au logement pour chacun, améliorer les conditions d'habitation, mais aussi permettre des "parcours résidentiels" sont des responsabilités dont l'Etat et les collectivités locales doivent se saisir pour en garantir l'équilibre et s'assurer de la mise en œuvre.
Les quotas de construction de logement sociaux par chaque commune sont indispensables mais pas suffisants. Cela ne peut résumer une politique du logement social. C'est toute une gamme d'actions qui doivent être mises en œuvre. Soutenir les bailleurs sociaux existants et leur permettre d'améliorer leur parc locatif mais aussi de diminuer la vacance est une mesure importante de cet arsenal. C'était l'objet de l'une de nos délibérations lors du dernier conseil municipal ; certainement, l'une des plus importantes de la soirée (qui je dois le dire a fait l'objet d'un débat digne et responsable).
L’Office Public d’Aménagement et de Construction (O.P.A.C.) ROUEN Habitat est le principal bailleur de la Ville de ROUEN, avec un patrimoine de 8.464 logements soit environ les 2/3 des logements sociaux de la ville. Ces logements sont surtout localisés dans les quartiers du Grand Projet de Ville. Le parc est relativement ancien (39 ans en 2004 contre 28 ans en moyenne pour les offices) et n’a pas bénéficié des investissements qui auraient été nécessaires. Plus de 10% sont vacants.
Depuis plusieurs années, l’O.P.A.C. ROUEN Habitat connaît des difficultés financières résultant principalement d’une exploitation structurellement déficitaire.
L'objet de la délibération était de valider un plan de redressement et d'amélioration de la situation sur une période de 8 ans avec l'aide de la Caisse de Garantie du Logement Locatif Social. Ce plan mobilisera plus de 37 millions d'Euros, dont 11 à la charge de la ville.
Le résultat attendu est non seulement de pérenniser Rouen Habitat mais aussi d'améliorer la qualité de son offre à ses locataires et enfin de diminuer la vacance qui représente un potentiel de près de 800 logements à remettre sur le marché.
Des enjeux très importants qui justifient pleinement l'expression de la solidarité collective !