Blog d'Edgar Menguy, conseiller municipal de la ville de Rouen
Le problème des risques pour la santé de la téléphonie mobile et des antennes relais est un vrai sujet de préoccupation pour les habitants et les élus. C'est légitime. Il faut se donner les moyens d'avoir une meilleure connaissance des risques réels. Il semble que les choses se précisent. Je reprend ici des informations fournies par René Trégouet, spécialiste des nouvelles technologies.
Les rayonnements des téléphones mobiles et les ondes des stations relais ne constituent pas un risque avéré pour la santé, en létat actuel des connaissances, mais des études complémentaires simposent, estime un groupe dexperts de lAgence française de sécurité sanitaire environnementale dans un rapport. Les dix experts de lAfsse confirment les conclusions dun premier rapport publié par lAgence en 2003. Ils ont examiné les dernières études publiées sur le plan international, dont une étude danoise et une suédoise qui ont fait grand bruit. La première, conduite auprès de 427 Danois atteints de cancer au cerveau et de 822 personnes non atteintes, conclut que lusage du portable naccroît pas les risques de développer un cancer du cerveau.
Létude suédoise, publiée en mai dans une revue britannique, relève un risque de cancer du cerveau plus élevé chez les utilisateurs de portable que chez les ceux qui nen ont pas, et nettement plus élevé pour les utilisateurs de portables en zone rurale quen ville. Une différence qui pourrait sexpliquer par léloignement des relais en zone rurale, ce qui nécessite une plus forte émission dondes. Selon les experts de lAfsse, la technologie analogique utilisée en Suède est une technique ancienne qui nest plus utilisée en France, ce qui rend difficile une transposition des données à notre pays.
La publication, attendue à la fin de lannée, de la première étude épidémiologique à grande échelle conduite par le Circ (Centre international de recherche sur le cancer) dans 13 pays, devrait apporter des éléments plus décisifs sur le risque de cancer, estiment les experts. Rien nest formellement établi quant au risque de passage des rayonnements des téléphones à travers la barrière hémato-encéphalique, pouvant occasionner maux de tête, fatigue et sensation de chaleur, relève le groupe dexperts.
A titre de précaution, il recommande des mesures "de bon sens" : limiter le temps de communication, éviter les zones de mauvaise réception, éloigner lappareil de la tête, notamment chez les enfants et les jeunes, gros utilisateurs de portables. Les antennes relais noccasionnent, selon les experts, pas deffets sanitaires directs. Toutefois, pour répondre à linquiétude des populations, dans un contexte de multiplication des stations pour les réseaux de troisième génération, les experts recommandent des études plus précises de dosimétrie. Il sagit de mesurer individuellement les doses reçues, à divers moments de la journée, par une personne. Le groupe dexpert déplore labsence détudes de ce type, ainsi que détudes dexposition aux stations de type micro ou pico cellulaire, de très faible puissance mais très proches du public.
Affaire à suivre de près. Dans l'attente nous continuerons à appliquer la cahrte mise en place à Rouen depuis 2002.
voir AFSE et article de René Trégouet