Blog d'Edgar Menguy, conseiller municipal de la ville de Rouen
L'appel déposé par Yvon Robert devant la cour administrative d'Appel de Douai, en Juillet 2007, après un jugement du Tribunal administratif lui donnant tort sur le dossier Espace Monet Cathédrale, a été rejeté.
Rejet de la requête de M. ROBERT. - Condamnation de M. ROBERT à verser d'une part à la commune de Rouen, d'autre part à la SCCV Espace Claude Monet Cathédrale une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le jugement est clair. L'appel d'Yvon Robert est rejeté et il est condamné à verser des dommages et intérets à la Ville et aux promoteurs de l'Espace Monet Cathédrale. C'est le résultat de l'audience de la cour administrative d'Appel de Douai du 4 septembre dernier, rendue publique le 18 septembre et notifiée aux parties le 23 septembre.
Ainsi, après le rejet des recours d'Yvon Robert par la Ville de Rouen, par le Tribunal Administratif, par le Conseil d'Etat, de nouveau par le Tribunal Administratif, cet arrêt de la cour d'appel est donc la cinquième décision visant à rejeter ces recours.
Je ne sais pas si Yvon Robert voudra saisr de nouveau le Conseil d'Etat (qui s'est déjà prononcé) ? Il a fait preuve d'une telle obstination déraisonnable dans ce dossier que l'on peut le craindre. A moins qu'il ne revienne, enfin, à la raison... Valérie Fourneyron, qui était au courant du jugement lorsqu'elle a répondu à Paris-Normandie la semaine dernière semble indiquer par son lapsus dans cet interview qu'il pourrait s'arrêter. Affaire à suivre ??
Dans ce dossier, Valérie Fourneyron a trompé les électeurs pendant la campagne électorale.
La municipalité a trompé les rouennais en lançant un pseudo référendum avant l'été, tout en sachant qu'il serait sans valeur. Au passage, un bien mauvais service rendu à la démocratie participative ! Le philosophe Yves Michaud avait d'ailleurs très bien analysé cette supercherie dans un article de Paris-Normandie. Il ne faut pas confondre démocratie et démagogie !
Je suis vraiment navré de cette situation. Ce sont maintenant près de 3 ans qui ont été perdus du fait de cet acharnement motivé par des considérations politiciennes, le conservatisme et le rejet de l'achitecture contemporaine.
Sans cela, aujourd'hui, les travaux seraient terminés. La place aurait gagné de nouveaux lieux de vie et d'échanges. Cette place a toujours été et doit être un lieu de vie. Alors, après ce jugement, on peut espérer que ce scénario se déroule dans les années qui viennent.
Si la stratégie de blocage d'Yvon Robert, relayé par la position très ambiguë de Valérie Fourneyron, se poursuivait, le scénario serait alors clair : statu quo de l'état d'abandon actuel pour de longues années et certainement au bout de tout cela un coût important, que l'on peut estimer à plusieurs millions d'euros (15, 20 millions ?), pour la ville de Rouen.
Situation invraisemblable que de faire subir aux contribuables un coût aussi important pour une opération qui initialement ne coutait rien à la ville, que de faire prendre du retard à Rouen, que de laisser perdurer le statu quo.
Et tout cela pour de bien mauvaises raisons.
maj : cet article ayant partiellement disparu suite à un bug que je ne sais pas expliquer. Il a été réécrit de mémoire et donc avec de probables différences de forme.